Économie – Social

La Rochelle : sages-femmes et puéricultrices du Mail manifestent pour sauvegarder leurs emplois

Par Chloé Gandolfo, France Bleu La Rochelle vendredi 6 octobre 2017 à 18:37

Une vingtaine de personnes se sont mobilisés pour sauver la maternité du Mail
Une vingtaine de personnes se sont mobilisés pour sauver la maternité du Mail © Radio France - Chloé Gandolfo

Une vingtaine de personnes se sont réunies sur la place de Verdun à La Rochelle pour manifester contre la fermeture de la maternité de la clinique du Mail à la Rochelle. Risque de fermeture en janvier 2018, si la direction ne trouve pas de gynécologues obstétriciens pour remplacer les départs.

Des sages femmes, des auxiliaires de puériculture, des parents d'enfants nés à la maternité de la Clinique du Mail se sont rassemblés sur la place Verdun à La Rochelle pour demander la sauvegarde de la maternité. Distribution de préservatifs gratuits à La Rochelle pour alerter les futurs parents sur la situation des employés. 18 personnes risquent de se trouver sans emploi si le direction ne trouve pas de solution.

Concrètement, la direction s'est donnée jusqu'à la fin de l'année pour remplacer les départs de 3 gynécologues-obstétriciens sur 4. Sages-femmes et puéricultrices s'inquiètent pour leurs emplois. Pascale Massé est sage-femme depuis plus de 30 ans : "C'est un métier qu'on fait par passion. On a fait des années d'études pour en arriver et se retrouver du jour au lendemain sans rien, ça fait mal".

"Dans la région, il n'y a pas de travail pour les sages-femmes"

Car si la maternité ferme, ces employé(e)s devront probablement changer de métier ou bien carrément changer de ville comme l'explique Marie-Céleste auxiliaire de puéricultrice à la maternité du Mail : "Dans la région, il n'y a pas de travail pour les sages-femmes ou les auxiliaires car beaucoup de maternité ont fermé".

Certaines sages femmes pensent que tout n'a pas été fait par la direction pour recruter de nouveaux gynécologues obstétriciens pour sauver la maternité. Peut-être faute de rentabilité, car la maternité effectue de moins en moins de naissances : 600 l'année dernière contre 900 il y a 6 ans, selon une source interne à la clinique.

Les employés de la maternité espèrent que la direction va tout mettre en oeuvre pour trouver des gynécologues obstétriciens, et si la clinique doit fermer elles exigeront des indemnités financières.