Économie – Social

La secrétaire d'État au commerce à la rescousse des commerçants du centre-ville de Libourne

Par Damien Gozioso, France Bleu Gironde dimanche 24 janvier 2016 à 13:56 Mis à jour le dimanche 24 janvier 2016 à 21:31

Philippe Buisson et Martine Pinville à la rencontre des commerçants libournais.
Philippe Buisson et Martine Pinville à la rencontre des commerçants libournais. © Radio France - Damien Gozioso

La secrétaire d'État au commerce Martine Pinville était à Libourne ce dimanche matin. En compagnie du maire Philippe Buisson et du député Florent Boudié elle a rencontré les représentants des commerçants du centre-ville pour évoquer un projet de "dynamisation" du centre-ville.

"Libourne n'est pas un astre qui se meurt". Le Maire Philippe Buisson bat en brèche l'image, selon lui fausse, donnée par un récent reportage de TF1 présentant le centre-ville de sa commune comme "fantôme". Alors la Secrétaire d'État a déambulé sur la place Abel Surchamps puis dans les allées du marché couvert pour prendre le pouls auprès des commerçants.

Communication positive

Sous les halles de Libourne, Martine Pinville et Philippe Buisson, accompagnés du député Florent Boudié ont rencontré les représentants des commerçants de Libourne. Objectif de cette rencontre, établir le diagnostic de la situation et préparer une réunion ministérielle qui aura lieu la semaine prochaine à Bercy afin de mettre en place des solutions pour dynamiser le centre-ville de Libourne.

Le constat qui est fait à Libourne s'applique à d'autres villes. Il existe des problématiques et donc il faut voir comment on peut encore mieux dynamiser les centre-villes.

Martine Pinville — Secrétaire d'État au commerce

Le Maire Philippe Buisson a quant à lui annoncé que figurerait dans le prochain Plan Local d'Urbanisme (PLU) qui sera adopté à la fin du mois de février l'obligation de remplacer un commerce qui ferme en centre-ville par un autre commerce. Pour lui "les outils d'urbanisme dont nous disposons doivent permettre à Libourne de préserver son identité et son attractivité commerciale".

Les commerçants divisés

Chez les commerçants, principaux intéressés, les avis sont partagés. Gino, boucher depuis plus de trente ans, estime que les travaux entamés voilà un an en centre-ville de Libourne ont incontestablement fait du tort aux commerçants. "Mais la situation n'est pas catastrophique, tempère Gino, espérons juste que ça ne dure pas trop". Sophie a ouvert un magasin de chocolats sur la place du marché il y a six mois et elle affirme "pour l'instant je ne me plains pas". Sa voisine sur la place trouve elle que les places de parkings manquent aux clients et que les loyers des surfaces de vente peuvent décourager les commerçants.

Gino le boucher ne s'en fait pas plus que ça. - Radio France
Gino le boucher ne s'en fait pas plus que ça. © Radio France - Damien Gozioso

Du côté de la population libournaise, là aussi les impressions sont mitigées. "Oui c'est un peu mort en semaine, mais comme partout, avance Ginette, mais le week-end avec le marché ça va mieux !". Frédérique est beaucoup moins positive : "Nous avons vu Libourne changer depuis un certain temps, des magasins ferment dans la rue Gambetta et moi-même, quand je dois acheter certaines choses, j'ai le réflexe d'aller ailleurs qu'à Libourne".

Le Maire a fait ses calculs et annonce que depuis le début des travaux en centre-ville de Libourne il y a eu autant d'ouverture que de fermetures de magasins "à un près". Il attend tout de même avec impatience les résultats de la rencontre prévue à Bercy dans les jours à venir.

Le marché couvert, à l'angle de la place Surchamp à Libourne. - Radio France
Le marché couvert, à l'angle de la place Surchamp à Libourne. © Radio France - Damien Gozioso