Économie – Social

La Seita va fermer son usine en Auvergne et son site de recherche du Loiret, 236 emplois menacés

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mardi 29 novembre 2016 à 12:17

L'usine Seita de Carquefou a fermé en 2014.
L'usine Seita de Carquefou a fermé en 2014. © Maxppp - Marc Roger

L'usine Seita de Riom, la dernière fabrique de cigarettes en France continentale, va fermer l'an prochain, ainsi qu'un centre de recherche situé dans le Loiret. La nouvelle a été annoncée ce mardi, lors du comité central d'entreprise du cigarettier. 236 emplois sont menacés sur les deux sites.

L'annonce est tombée ce mardi matin en Comité Central d'Entreprise. Seita, filiale française du cigarettier britannique Imperial Tobacco, compte se désengager du site de production de Riom, dans le Puy-de-Dôme, et du centre de recherche de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret.

239 emplois menacés dans le Puy-de-Dôme, 87 dans le Loiret

Le numéro deux du marché du tabac en France va donc cesser ses activités de production et d'analyse sur les deux sites, à partir du second semestre 2017. L'usine de Riom, dans le Puy-de-Dôme, compte environ 239 postes, le centre de recherche de Fleury-les-Aubrais, dans le Loiret 87. Selon Seita, entre 2002 et 2015, le nombre de fumeurs a diminué de 37% en Europe et les achats de tabac ont chuté de 44% en France. Le cigarettier affirme que les usines européennes du groupe ne sont exploitées qu'à 50% de leur potentiel depuis 2013. Seita évoque aussi un "déficit de compétitivité vis-à-vis de ses concurrents, implantés majoritairement dans les pays de l'Est où les coûts de production sont nettement inférieurs".

A Riom, Seita fabrique pour les marques Gauloises, News, JPS et Royale

Après la fermeture de l'usine de Carquefou (Loire-Atlantique) en 2014, Riom était la dernière fabrique de cigarettes en activité en France continentale. Seita y fabrique les paquets de cigarettes de marques Gauloises, News, JPS et Royale. Seita conserve une petite usine de cigarettes en Corse, qui produit pour le seul marché local. La filiale d'Imperial Tobacco a ajouté qu'elle "s'engage dans une phase de recherche intensive de repreneurs pour ces sites, en privilégiant des solutions de reconversion susceptibles d'assurer la viabilité des sites et d'offrir des perspectives d'emploi".

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