Infos

La SNCF choisit Alstom pour construire le "TGV du futur"

Par Hajera Mohammad, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu mercredi 31 août 2016 à 8:22

Le groupe est notamment implanté à Belfort.
Le groupe est notamment implanté à Belfort. © AFP - Sébastien Bozon

La SNCF a annoncé lundi, son intention de travailler avec Alstom, pour construire son nouveau modèle de TGV. La candidature du groupe, implanté notamment à Belfort, a été retenue.

Le projet du "TGV du futur" avait été lancé en 2013 par l'ancien ministre de François Hollande, Arnaud Montebourg. Emmanuel Macron, ex-ministre de l' Économie avait estimé le contrat de conception à 50 millions d'euros. L' État avait d'ailleurs soutenu la candidature d'Alstom. Il a donc été entendu par le SNCF qui présentera le 7 septembre prochain son "partenariat d'innovation" avec le groupe de construction ferroviaire.

Une bonne nouvelle pour l'emploi en France ?

C'est une bonne nouvelle pour l'emploi à Alstom, alors que les commandes dans le secteur ferroviaire sont de plus en plus rares. La semaine dernière déjà,  un contrat historique de 1,8 milliard d'euros, pour vendre des TGV aux Etats-Unis, avait été annoncé mais ils ne concernait pas les 9.000 employés français du groupe, puisque les rames seront construites Outre-Atlantique. Les syndicats espèrent qu'une fois sa conception terminée, le futur TGV sera construit sur place, en France, ce qui assurerait du travail pour les 9.000 employés du groupe dans le pays, notamment les 400 de la branche Transport, à Belfort.

Si nous n'avons pas de commande, le site de Belfort va mourir" - Pascal Novelin, délégué CGT

Mais Pascal Novelin, délégué CGT de la branche Transport à Belfort, n'est pas confiant. Il attend une confirmation officielle avant de se réjouir. "Il n"y a rien de  concret sur l'emploi pour le moment. La direction ne nous dit rien. Ce "TGV du futur" ne sera peut-être pas conçu chez nous. Ce serait dommage de ne pas fabriquer les locomotives ici, alors que les commandes sont en baisse. En 2019, on va terminer les derniers TGV, après on aura plus rien à faire. Si on pas de commande, le site de Belfort va mourir" déplore le syndicaliste.

Pascal Novelin, délégué CGT Alstom Transport à Belfort

Partager sur :