Économie – Social

La société de production de la Tarnaise des panneaux de Saint-Usage en Côte-d'Or placée en liquidation judiciaire

Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne mardi 13 décembre 2016 à 11:40

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Photo d'illustration © Maxppp - MaxPPP

La société de production de la Tarnaise des panneaux (SPTP), à Saint-Usage, en Côte-d'Or, a été placée en liquidation judiciaire, il y a quelques jours. Elle fabriquait des panneaux compressés.

L'entreprise de production de la Tarnaise des panneaux a été placée en liquidation judiciaire il y a quelques jours. Située à Saint-Usage, à côté de Jean-Jean-de-Losne, en Côte-d'Or, la société était en difficulté économique depuis plusieurs années. Elle sortait notamment d'un redressement judiciaire en janvier dernier. L'audience pour la liquidation judiciaire s'est tenue le 29 novembre dernier.

Un carnet de commandes qui s'amenuisait

Depuis 6 mois, le carnet de commandes s'est amenuisé, l'entreprise subissant de plein fouet la crise internationale de l'industrie lourde. La société a également été envahie par la concurrence des panneaux de l'Est, notamment en provenance de la Russie, qui propose des prix plus bas que la SPTP et qui attire donc plus les clients. La société a donc pris elle-même la décision de placer l'entreprise en liquidation judiciaire.

60 salariés au chômage

L’entreprise avait été reprise il y a une dizaine d’années par une société basée à Castres et elle employait une soixantaine de salariés, dont 50 en CDI. La direction de la société l'assure : ils n'ont pas été pris en otage car ils savaient très bien ce qu'il se passait. Il n'y a pas eu de mouvement de grève de la part des ex-salariés. Les licenciements commencent à partir de ce mercredi, des réunions d'informations vont avoir lieu avec Pôle Emploi et l'AFPA.

Coup dur pour la petite commune

Un coup très dur pour cette petite commune d'à peine 1.200 habitants. Et pour les jeunes du village, mis à part les entreprises qui font l'entretien des péniches, Intermarché et quelques petits entrepreneurs, il n'y a plus de boulot.

"Toutes les entreprises qui ferment, c'est les campagnes qui meurent. C'est à pleurer. Un jeune qui doit travailler doit faire des formations et il doit aller à la ville, à la campagne, il n'y a plus d'avenir. Avant, dans la région, il y avait 5 000 entreprises"
Marco, 65 ans, né à Brazey-en-Plaine à quelques kilomètres de là