Économie – Social

La Société Générale pourrait fermer 400 agences d'ici 2020

Par Julien Baldacchino, France Bleu mardi 29 septembre 2015 à 10:54

Le siège de la Société Générale, à la Défense
Le siège de la Société Générale, à la Défense © Max PPP

Les syndicats de la Société Générale ont indiqué lundi que la banque envisageait de fermer 400 agences, soit 20% de la totalité de son réseau. Objectif : s'adapter aux nouveaux comportements des clients, qui se dirigent de plus en plus vers la gestion en ligne.

La Société Générale va-t-elle fermer des agences au profit de ses activités en ligne ? C'est en tout cas ce qu'affirment les syndicats de la banque. Une source syndicale a indiqué lundi que le groupe s'apprêtait à fermer 400 des 2.221 agences de son réseau en France, confirmant une information parue dans le quotidien Les Echos, qui affirmait "qu'officiellement la décision n'est pas prise". L'information aurait été communiquée aux salariés la semaine dernière. 

La Société Générale n'a pas confirmé, pour l'heure, de "chiffres précis de fermetures d'agences", mais assure qu'il communiquera sur le sujet d'ici la fin de l'année. "Nous avons déjà commencé progressivement à optimiser le maillage de notre réseau d'agences avec quelques dizaines de fermetures d'agences par an (...). La poursuite de la concertation du maillage est prévue essentiellement en milieu urbain et avec une taille moyenne d'agence qui sera plus grande", explique un porte-parole du groupe.

Moins d'un client sur deux va en agence chaque mois

La raison de cette "optimisation du maillage" du réseau d'agences ? Une évolution des comportements des Français : selon la direction, la part de ses clients qui se rend au moins une fois par mois dans une agence est en chute libre : de 57% en 2007, elle est passée à 42% en 2015. La fermeture d'agences serait donc accompagnée d'une réforme du réseau, avec plus d'agences à guichets automatiques, plus de grandes et moyennes agences, et moins de petites. 

"Rien ne justifie ces fermetures d'agences" selon Sébastien Busiris de FO-Banques, qui dénonce "un plan drastique, scandaleux et profondément choquant". Plusieurs milliers de postes seraient concernés selon le syndicat, en plus des 420 suppressions déjà annoncées d'ici à 2017. La direction, toujours selon FO, compterait sur le non-remplacement de 3.000 départs en retraite pour mettre en oeuvre cette restructuration.