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La sucrerie d’Eppeville a définitivement arrêté sa production

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Par , France Bleu Picardie

Une partie des salariés a été transférée à la sucrerie de Roye. Les autres resteront à Eppeville pour des activités de stockage et de déshydratation.

L'entrée de la sucrerie d'Eppeville
L'entrée de la sucrerie d'Eppeville © Radio France - Claudia Calmel

C'est une page qui se tourne à Eppeville, près de Ham dans l'est de la Somme. La sucrerie St-Louis a définitivement cessé ses activités de production, samedi 8 février. 

St-Louis Sucre avait annoncé la fermeture du site il y a quasiment un an jour pour jour. 65 des 118 salariés seront transférés à la sucrerie de Roye d'ici la fin du mois de février. 47 autres resteront à Eppeville pour des activités de stockage et de déshydratation de pulpe de betterave. Un collaborateur a souhaité rejoindre le site d’Etrépagny, deux autres ont choisi de démissionner pour mener des projets professionnels. Trois autres personnes ont refusé les propositions de poste à Roye et les autres propositions de reclassement : elles ont été licenciées.

La fin d'une ère

C'est donc une page qui se tourne pour Eppeville qui vivait chaque année au rythme de la campagne betteravière entre septembre et janvier. Christophe Vassent, le maire de la commune était l’invité de France Bleu Picardie pour en parler : « _Je suis attristé de voir s’arrêter cette production de sucre_. Tout fonctionnait bien, même avec une usine vieillissante, mais en fin de compte, on ne nous a pas aidés pour continuer à faire venir du sucre sur la commune. Je pense que l’Etat aurait pu aller plus haut et taper du poing sur la table auprès de nos amis allemands (le groupe Südzucker, propriétaire de St-Louis Sucre, ndlr). On aurait peut-être pu sauver notre sucrerie. » 

« On a de plus en en plus d’usines qui ferment » 

Pour Christophe Vassent, cette fermeture aura des conséquences pour la commune d’Eppeville : « La soixantaine de saisonniers que la sucrerie employait ne seront jamais reclassés ailleurs. Ce sont des gens d’Eppeville et des communes de l’agglomération comme Ham ou Brouchy. Dans notre secteur, on a de plus en plus d’usines qui ferment ou qui vacillent. C’est une baisse de rentrée d’argent pour les communes. Nous avons fait un calcul : pour nous, _au minimum, ce sera 50.000 euros en moins pour Eppeville_. Et derrière, nous avons des artisans, comme des chaudronniers, qui travaillaient pour la sucrerie. Ça va aussi être une perte pour eux. »

Christophe Vassent, le maire d'Eppeville
Christophe Vassent, le maire d'Eppeville © Radio France - Maire d'Eppeville

L’arrêt de la production à la sucrerie d’Eppeville est également difficile à digérer pour Régis Grost, délégué CGT à la sucrerie : « Les salariés sont déçus, écœurés : ils ne pensaient pas que l’usine fermerait comme ça. Ceux qui vont aller à Roye sont en congés pour quelques jours, ils ne reviendront pas. Quand ils sont partis, ils avaient le cœur gros. Ils ont laissé des graffiti dans l’usine, des « au revoir ». _Certains avaient 30 ou 35 ans d’ancienneté_. Vous ne quittez pas une entreprise dans laquelle vous avez passé tant de temps, comme ça, le cœur léger. »

Régis Grost, délégué CGT à la sucrerie d'Eppeville
Régis Grost, délégué CGT à la sucrerie d'Eppeville © Radio France - Claudia Calmel

Christophe Vassent, le maire d’Eppeville aimerait voir d’autres projets se développer sur les futurs espaces laissés vacants par la sucrerie d’Eppeville : "Toutes les entreprises ou industries qui souhaiteraient venir s’installer dans les secteur sont les bienvenues. Tous les sites de la sucrerie ne pourront pas être repris comme ça, certains doivent être dépollués. Mais il y a de la place. _On pourrait aussi imaginer un projet hôtelier ou des chambres pour accueillir les travailleurs du futur canal Seine-Nord Europe_. Il faut essayer de faire vivre autrement la commune d’Eppeville."

L’interview complète de Christophe Vassent est à réécouter ici.

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