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Économie – Social

La Suisse accepte d’aider les travailleurs frontaliers licenciés dans leur recherche d’emploi

lundi 10 septembre 2018 à 17:31 Par Richard Vivion, France Bleu Besançon, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Après une période d’incertitude, la Confédération Suisse vient de confirmer qu’en cas de licenciement, les frontaliers bénéficieront désormais des mêmes aides à la recherche d’emploi qu’un travailleur suisse. "C’est une réelle avancée", estime le Groupement transfrontalier européen.

Tous les matin, environ 120 000 de frontaliers de l’Ain et de la Haute-Savoie passent la frontière (ici à Bardonnex) pour aller travailler à Genève.
Tous les matin, environ 120 000 de frontaliers de l’Ain et de la Haute-Savoie passent la frontière (ici à Bardonnex) pour aller travailler à Genève. © Maxppp -

Jusqu’à présent, un salarié français employé par exemple à Genève ne pouvait pas prétendre, en cas de perte de son emploi, des mêmes aides qu’un travailleur suisse dans la même situation. "Il était obligé de revenir sur France et de s’adresser à Pôle Emploi… mais qui n’est pas sur Suisse ! C’était donc très compliqué", explique un responsable du Groupement transfrontalier européen (GTE). Or la Confédération Suisse via son Secrétariat au commerce et à l’économie (Seco) vient de modifier cette règle. 

Désormais, dans le cadre de la « préférence indigène » (dispositif entré en vigueur en Suisse au 1er juillet dernier), les travailleurs frontaliers licenciés pourront s’inscrire dans les Offices régionaux de placement (le Pôle Emploi suisse). "Ils apparaîtront alors dans les listings des chômeurs du canton et ils auront accès aux offres des entreprises et seront accompagnés dans leur recherche d’emploi comme tout chômeur indigène", indique le GTE. En revanche, l’indemnisation du travailleur frontalier licencié reste à la charge de la France.

C’est une réelle avancée. C’est enfin une reconnaissance de la Suisse envers ces travailleurs frontaliers." - Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement transfrontalier européen 

120 000 frontaliers de l’Ain et de la Haute-Savoie travaillent actuellement à Genève. 20.000 frontaliers francs-comtois travaillent dans les cantons du Jura, de Vaud et de Neuchâtel.

ECOUTEZ Jean-François Besson, secrétaire général du Groupement transfrontalier européen.