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Économie – Social

Labaronne-Citaf, spécialiste de la citerne souple à Pont-Evêque

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Par , France Bleu Isère

Labaronne-CITAF, installée à Pont-Evêque, fabrique des citernes souples. Elle célèbre les 50 ans du brevet d'un procédé original qui ne s'est pas démodé.

Un oreiller géant ? Non, une citerne de 85.000 litres
Un oreiller géant ? Non, une citerne de 85.000 litres © Radio France - Jacky Page

Pont-Évêque, France

Dans les années 60, André Labaronne avait déposé le brevet de la citerne souple autoportante, qu’il avait imaginée dans les années 50, à l'origine destinée aux agriculteurs, puisque Citaf signifie "Citernes pour l'Agriculture Française". De nos jours, le procédé a fait son chemin puisque l'entreprise propose un nouveau modèle de 2.000 mètres cubes, large de 35 mètres et long de 60, dont un exemplaire a été acheté par une entreprise au Bangladesh.

En forme de gros oreiller, la citerne souple peut recevoir toutes sortes de liquides, eau, huile, engrais, carburant, lisier. Ses avantages : un prix modeste, un transport facile quand elle est pliée, et une mise en place simplifiée, puisqu’il suffit de la dérouler sur un terrain plat et sans aspérités. Elle est composée d’un tissu en polyester avec une enduction de PVC ou de polyuréthane. Les panneaux sont assemblés par soudure haute fréquence, pour arriver à cette forme caractéristique d’oreiller.

Souple, mais solide

Une grosse poche composée d'une sorte de bâche, on pourrait croire que c'est fragile et que ça ne dure pas longtemps. Pas du tout, et c’est la fierté du directeur général, Benoît Balandras : « On a des agriculteurs qui reviennent vers nous avec des citernes qui ont 35 ans, qu’ils utilisent encore, et qui s’étonnent que la vanne ferme mal. Avec beaucoup de gentillesse, on leur remplace la vanne ».

Pour garantir la qualité de sa production, Labaronne-CITAF ne réalise ses citernes qu'avec des toiles fabriquées en Europe, dont une particulière, achetée en Isère, à la Tour-du-Pin, auprès de la société Ferrari. Elle est la seule qui propose un tissu spécialement conçu pour le stockage de l’eau potable destinée à la consommation humaine, et homologué ACS, Attestation de Conformité Sanitaire.

Des citernes pour l'eau contaminée de la centrale de Fukushima

Dans ses ateliers de Pont-Evêque, Labaronne-CITAF produit chaque année plus de 3.000 citernes, vendues dans 40 pays. L'entreprise a même reçu une commande après le tsunami et la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima en 2011 au Japon. Elle a livré une dizaine de citernes de grande taille destinées à stocker l’eau contaminée par la radioactivité. Une commande expédiée en urgence par avion.

Labaronne-Citaf a néanmoins traversé une mauvaise passe l'an dernier. Placée en redressement judiciaire elle a dû réduire ses effectifs en passant de 54 à 35 personnes. Mais aujourd'hui l'entreprise a rétabli ses comptes à l'équilibre, trois repreneurs se sont manifestés, et leurs dossiers sont à l'étude.