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"Laissez-nous ouvrir" : le cri d'alarme des discothèques de Brest

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Par , France Bleu Breizh Izel

Après bientôt 14 mois de fermeture, le milieu de la nuit n'entrevoit toujours pas la lumière. Alors les patrons des dix discothèques de l'agglomération de Brest (Finistère) ont décidé de hausser le ton ce lundi, dénonçant "l'acharnement" des pouvoirs publics et l'indifférence de Brest Métropole.

Les patrons des discothèques brestoises continuent de batailler pour sauver leurs entreprises.
Les patrons des discothèques brestoises continuent de batailler pour sauver leurs entreprises. © Radio France - Nicolas Olivier

"Les discothèques demeurent fermées". Cette petite phrase en conclusion du calendrier du déconfinement, présenté par Emmanuel Macron fin avril, a ulcéré les professionnels de la nuit. A Brest, 10 établissements (la Chamade, la Factory, le Baroombar, la Suite, le Stendhal, le Cube à Ressort, le One Club, la Javanaise, les Tritons, et le Hype à Guipavas), emploient 150 salariés, tous au chômage partiel depuis le 15 mars 2020. Leurs patrons, qui eux ne sont pas indemnisés depuis quatorze mois, ont tenu une conférence de presse commune ce lundi à Brest, pour dénoncer l'inégalité de traitement dont ils sont victimes.

Même Nicolas Cann, propriétaire du Hype Club, qui a "la chance d'avoir un grand espace extérieur", ne devrait pas pouvoir accueillir ses clients cet été. "On ne comprend pas bien comment on a le droit d'ouvrir des terrasses pour un bar mais pas pour une discothèque..." 

La fête partout, sauf en discothèque

Le protocole sanitaire proposé par les deux syndicats professionnels, l'Umih et le SNDLL (Syndicat national des discothèques et des lieux de loisirs) a été balayé par le gouvernement, alors que "l'air des discothèques est renouvelé toutes les huit minutes grâce à des systèmes obligatoires d'aération, aussi puissants que ceux des avions" précise Pascal Artero, patron de trois boîtes de nuit et représentant Finistère du SNDLL. "Quand on sait que 85% de nos clients ont moins de 25 ans, les pouvoirs publics n'ont même pas un motif valable pour maintenir les discothèques fermées" rebondit Stéphane Gilles, gérant de deux établissements en centre-ville.

En plus de constater la recrudescence des fêtes clandestines et autres rave-parties, les professionnels s'attendent à voir comme l'été dernier certains bars à ambiance musicale faire danser leurs clients en toute illégalité. "Dans les campings, bars, restaurants... la fête continue partout et tout le temps, sauf dans les seuls endroits spécialisés que sont les discothèques, c'est inacceptable", s'indigne Pascal Artero.

Aucune aide de Brest Métropole 

Ignorés par l'État, les patrons de clubs nocturnes n'ont pas trouvé une oreille plus attentive auprès des élus de Brest Métropole. La collectivité a refusé d'aider financièrement ces entreprises en grande précarité en supprimant la contribution foncière des entreprises (CFE). Elle n'a pas non plus donné suite à la demande collective des discothèques brestoises d'obtenir un lieu pour organiser un "open air", un événement musical en plein air. Quand les bars et restaurants se voient proposer barnums et extensions de terrasses pour le deuxième été consécutif

Les entreprises du monde de la nuit ne veulent plus crever en silence. "On nous prend pour des guignols, on a eu une certaine résilience pendant des mois, aujourd'hui on n'est plus prêts à accepter ce que l'on a vu l'année dernière. Donc bien évidemment on ne se laissera pas faire, il va y avoir des actions au travers de nos syndicats. Le ton va changer", promet Stéphane Gilles. Au niveau national, l'Umih a déposé jeudi 6 mai un recours en référé auprès du Conseil d'État pour demander une réouverture des discothèques au 1er juillet. Le SNDLL prévoit d'en faire autant. Les patrons de boîtes de nuit menacent aussi de porter plainte à chaque fois qu'ils constateront qu'un bar ou restaurant exerce une activité dansante.

De son côté, Alain Griset, le ministre délégué aux PME, a promis lundi que les exploitants de discothèques seraient fixés sur leur sort "le 15 juin au plus tard".

ECOUTEZ Stéphane Gilles, patron du Baroombar et de la Factory à Brest

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