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"Laissez-nous travailler" : le cri du cœur des restaurateurs et hôteliers puydômois

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Une soixantaine d'hôteliers, restaurateurs et travailleurs du secteur ont manifesté devant la préfecture du Puy-de-Dôme ce vendredi matin, pour dénoncer les restrictions imposées à leurs professions et des aides qu'ils jugent "insuffisantes".

Une soixantaine de restaurateurs, hôteliers et travailleurs du secteur ont manifesté devant la préfecture du Puy-de-Dôme ce vendredi matin.
Une soixantaine de restaurateurs, hôteliers et travailleurs du secteur ont manifesté devant la préfecture du Puy-de-Dôme ce vendredi matin. © Radio France - Théophile Vareille

"Laissez-nous travailler", tel était le mot d'ordre de la soixantaine de restaurateurs, hôteliers, traiteurs ou encore barmen réunis ce vendredi matin devant la préfecture du Puy-de-Dôme. Une manifestation à l'appel de l'Union des métiers et de l'industrie de l'hôtellerie (UMIH), afin de dénoncer les restrictions "punitives" imposées au secteur et les aides "insuffisantes" proposées en contrepartie.

Tablier noir sur le dos et casserole à la main, David Coupelon est un traiteur installé à Issoire. Son activité est en baisse d'"entre 60 et 70%" depuis mars, et il n'a pas les moyens de tenir encore longtemps : "_A ce rythme dans trois mois, je me retrouve sous les ponts et à faire la manche pour vivre, aujourd'hui, je ne me verse que 500 euros de salaire_, j'ai trois enfants et ma seule chance c'est que ma femme travaille et amène un salaire stable."

La crainte du couvre-feu

Gérant du Hacienda Café à Clermont-Ferrand, David Delhostal a lui vu son chiffre d'affaires divisé par deux ces dernières semaines, alors qu'il peut encore ouvrir après 22 heures. Il craint pour lui et ses 10 salariés : "On est dans l'incertitude, on ne sais pas si on va devoir fermer, ou pour combien de temps, _ma seule priorité c'est de pouvoir garder mes employés_, mais il nous faut des assurances par rapport au chômage partiel."

"Je ne peux plus tenir que trois mois" : l'alerte est donnée par les professionnels de l'hôtellerie et de la restauration manifestant ce vendredi matin devant la préfecture du Puy-de-Dôme.

Organisatrice de la manifestation, la présidente de l'UMIH dans le Puy-de-Dôme, Martine Courbon craint une "hécatombe" de dépôts de bilan lors de la prochaine réouverture du tribunal de commerce. Tous les jours, elle reçoit des appels de gérants "inquiets, bientôt forcés à mettre la clef sous la porte". 

Nous ne sommes aujourd'hui que dans la survie

Alors que la situation sanitaire se détériore à Clermont-Ferrand, elle craint d'y voir bientôt appliqué le couvre-feu à 21 heures comme à Lyon, Grenoble ou Saint-Etienne : "Ce serait terrible, dramatique, cela va faire tellement de chômeurs."

Après la manifestation de ce vendredi, l'UMIH compte organiser une grande manifestation régionale à Lyon le 2 novembre prochain.
Après la manifestation de ce vendredi, l'UMIH compte organiser une grande manifestation régionale à Lyon le 2 novembre prochain. © Radio France - Théophile Vareille

Président de l'UMIH pour la région Auvergne-Rhône-Alpes, Alain Grégoire dénonce une "stigmatisation" de l'hôtellerie et de la restauration : "Nous sommes les boucs émissaires du gouvernement, on l'a compris, _aujourd'hui pour nous il n'est plus question que de survie_, on le sait bien."

Après la manifestation de ce vendredi matin, l'UMIH prévoit un grand rassemblement régional le 2 novembre prochain à Lyon.

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