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Dossier : Coronavirus Covid-19

Landes - confinement : les artificiers affectés par l'annulation des événements festifs

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Par , France Bleu Gascogne

Jérôme Mesplède travaille pour l'entreprise dacquoise Marmajou, qui fabrique des feux d'artifice. Dans une lettre ouverte publiée sur les réseaux sociaux, il alerte sur sa situation : avec le confinement et l'annulation des événements festifs estivaux, son activité est en danger.

Avec le confinement et l'annulation des événements festifs, l'activité des artificiers est menacée.
Avec le confinement et l'annulation des événements festifs, l'activité des artificiers est menacée. © Getty - Paul Bihr / EyeEm

Pas de ferias, pas de fêtes nationales... Cela signifie également pas de feux d'artifice ! Si l'on a beaucoup parlé des commerçants ou encore des restaurateurs affectés par la crise sanitaire, il y a un métier qui souffre également de la situation : les artificiers. Avec l'annulation des événements festifs, c'est aussi leur activité qui est danger. D'autant qu'ils font leur chiffre d'affaires principalement pendant la période estivale.

"Cette saison va être une saison blanche"

Le 29 avril, Jérôme Mesplède, le responsable commercial de l'entreprise dacquoise Marmajou, qui fabrique des feux d'artifice, a publié une lettre ouverte sur Facebook, dans laquelle il alerte sur sa situation. "J'ai voulu parler de notre métier à nous, les artificiers, mais aussi de tous les prestataires qui font que la fête est ce qu'elle est : les food trucks, les forains, tous ces gens-là qui ne travaillent que l'été, pendant les ferias", explique Jérôme Mesplède au micro de France Bleu Gascogne. 

"Pour nous, cette saison va être une saison blanche, une saison à chiffre zéro, s'inquiète-t-il. Notre chiffre, on ne pourra le faire qu'à partir de mai l'année prochaine. On n'est pas comme d'autres activités qui, à l'issue du confinement, vont quand même arriver à reprendre une activité. Nous, notre activité est à 100% saisonnière."

Admirer un feu d'artifice depuis son balcon

Mais pour Jérôme Mesplède, ce n'est pas parce que les fêtes sont annulées qu'il faut abandonner les feux d'artifice. "Pour nous, un feu d'artifice peut aussi servir de lien entre les gens, précise-t-il. C'est un spectacle sonore et visuel, que l'on peut admirer sur de longues distances." 

Il demande donc aux mairies de faire appel à ses services même sans les fêtes, car on peut admirer un feu d'artifice depuis son jardin, son balcon ou sa fenêtre. "Depuis mon post, certaines communes ont déjà commencé à me contacter", s'enthousiasme-t-il. Et il ne manque pas d'idées pour célébrer les fêtes nationales comme le 8 mai ou le 14 juillet : "On peut choisir un site stratégique et tirer un feu d'artifice très haut pour que les gens puissent le voir depuis leur jardin ou leur balcon"

Une solution qui permettrait à l'entreprise Marmajou de faire rentrer un peu d'argent, mais aussi aux Landais de profiter du spectacle, même confinés. "Je pense que pour les gens, ce lien visuel, le fait de se dire 'je vois de la lumière dans le ciel, et mes voisins qui sont à l'autre bout du village la voient aussi', c'est très important."

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