Économie – Social

Landes : les salariés de l'entreprise Darbo seront fixés sur leur sort vendredi

Par Aurore Jarnoux et Christophe Van Veen, France Bleu Gascogne lundi 26 septembre 2016 à 12:02

Après la manifestation du 17 septembre dernier, les salariés de Darbo redescendent dans la rue vendredi, le 30 septembre.
Après la manifestation du 17 septembre dernier, les salariés de Darbo redescendent dans la rue vendredi, le 30 septembre. © Radio France - Jules Brélaz

Les salariés de Darbo, fabrique de panneaux de bois située à Linxe dans les Landes, sauront vendredi si leur entreprise a trouvé un repreneur. Darbo est en redressement judiciaire depuis le début du mois de septembre. En attendant, les 131 salariés ont repris le travail ce lundi matin.

Les 131 salariés ont repris le chemin du travail ce lundi matin le cœur lourd, très inquiets. Ils ont devant eux trois jours de production. 2500 mètres cubes de panneaux sont programmés cette semaine.

Ce qui veut dire que les salariés de l'entreprise Darbo seront bien payés jusqu'à la fin du mois. Mais ensuite, rien n'est sûr.

Réponse de l'administrateur judiciaire vendredi

C'est vendredi, le 30 septembre, que les 131 salariés sauront si oui ou non leur usine a un repreneur. L'administrateur judiciaire l'annoncera à 17h. Les Darbo ont décidé de marquer le coup en manifestant le jour même dans les rues de Dax, de la cathédrale à la sous-préfecture.

L’actionnaire allemand Grammax qui a repris l’usine il y a un an n’a pas réussi à relever Darbo qui est en cessation de paiement.

Si l'entreprise n'a pas de repreneur, c'est la liquidation judiciaire. Les salariés se retrouveront au chômage.

Si une offre de reprise est validée, il faudra voir les conditions. Est-ce que les emplois seront tous conservés ? Que faire des douze millions d'euros de dettes ? La présidence et la direction de Darbo n'ont pour le moment répondu à aucune de ces questions.

Des entreprises intéressées par Darbo

Au moins deux grands groupes sont intéressés par la reprise de l'entreprise de Linxe. L’un d’entre eux est Unilin, une multinationale belge et néerlandaise.

Un autre repreneur potentiel est venu visiter le site. Et un groupe, qui s’était déjà positionné il y a un an avant d’être rejeté au profit de Grammax, s'est manifesté.

La direction n'a "aucune crédibilité"

De son côté, le comité d’entreprise est dans l'attente. Il n'accorde plus le moindre crédit aux déclarations de la direction actuelle, qui s’était présentée, il n’y a pas si longtemps, comme les sauveurs de Darbo.

Pour le comité d’entreprise, tant de choses ont été promises et n’ont pas été tenues.

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