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CARTE - Météo France maintient 13 départements en vigilance rouge canicule, les orages arrivent par l'ouest

Lannion : des centaines de salariés du site breton de Nokia participent au rassemblement parisien

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Par , France Bleu Breizh Izel

Plusieurs centaines de salariés du site Nokia de Lannion se sont rendus à Paris, ce mercredi, pour manifester aux cotés de leurs collègues parisiens contre les suppressions de postes dans le groupe finlandais. En Bretagne, plus de 400 emplois sont menacés.

Plusieurs centaines de salariés du site Nokia à Lannion, ont fait le déplacement jusqu'à Paris ce mercredi contre le plan social qui prévoit plus de 1200 suppressions de postes en France.
Plusieurs centaines de salariés du site Nokia à Lannion, ont fait le déplacement jusqu'à Paris ce mercredi contre le plan social qui prévoit plus de 1200 suppressions de postes en France. © Maxppp - Vincent Isore/IP3 PRESS/MAXPPP

En tête de cortège lors de la manifestation parisienne des salariés de Nokia, ce mercredi, une banderole affichait la couleur : "Le Tregor debout contre les suppressions d'emploi".  Au moins 950 personnes, selon la police, ont manifesté jusqu'à proximité de l'ambassade finlandaise, pour s'opposer au plan social.  Celui-ci prévoit la suppression de plus de 1200 emplois en France, dont 402 sur le site breton du constructeur finlandais de Lannion et 800 à Nozay dans l'Essonne. 

Ce mercredi matin, une délégation de plusieurs centaines de Lannionais a donc fait le déplacement jusqu'à Paris, pour tenter d'interpeller le gouvernement. Ils ont aussi reçu le soutien d'Eric Bothorel, le député LREM des Côtes d'Armor, pour qui "Nokia se moque du monde", en annonçant son "plan à la limite exacte de l'engagement qu'ils avaient pris il y a quatre ans de ne pas licencier et même d'embaucher dans la recherche, qui expirait en juin".

La CFDT demande à ce que Nokia rende l'argent public 

Autres soutiens de taille, ceux de plusieurs leaders syndicaux nationaux. Dans le cortège, par exemple, Philippe Martinez, le patron de la CGT, mais aussi Laurent Berger, de la CFDT. "On est dans une période où, on le sait, certaines entreprises souffrent de la crise sanitaire. Ce n'est pas le cas de Nokia", assure le responsable du syndicat réformiste à nos confrères de France Inter. "Nokia est en train de jouer comme des pétroliers jouent parfois lorsqu'il y a une marée noire, il est en train de déverser ses cuves, pour ne pas se faire prendre, en croyant que cela allait passer inaperçu. Cela ne passera pas inaperçu, la CFDT ne laissera pas faire. On va essayer de les coller au maximum contre le mur pour leur dire "vous devez prendre des comptes. Je demande à ce que l'état français demande la même chose à Nokia, et lui demande de rendre des comptes, et même de rendre l'argent public dont il bénéficie encore."

Un "plan de casse" de l'industrie télécoms française pour la CFE-CGC

Pour Jean-François Schmitt, de la CFE-CGC de Nokia à Lannion, ces soutiens sont nécessaires. "C'est important d'avoir le maximum de personnes mobilisées pour interpeller le gouvernement, et que l'on fasse pression pour que l'on arrête ce plan", estime le représentant syndical breton, auprès de France Bleu Breizh Izel.  Quelques jours après une importante mobilisation, samedi, dans les rues de Lannion, il s'agit "d'une action complémentaire". 

"La prochaine étape, c'est de faire réagir le gouvernement, qu'il se penche enfin sur notre dossier. On espère qu'ils pourront enfin joindre les dirigeants finlandais et qu'ils réussiront à obtenir quelque chose des dirigeants finlandais, qui pour l'instant sont aux abonnés absents."Il faut que le gouvernement prenne conscience que ce n'est pas un plan d'aménagement, mais un plan de casse de l'industrie télécoms française, par Nokia qui veut se désengager de la France." conclut Jean-François Schmitt. 

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