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Économie – Social

Laval : l'enseigne de jouet Maxi Toys baissera le rideau après Noël

mardi 31 octobre 2017 à 16:59 Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Les quatre salariés lavallois l'ont appris la semaine dernière : l'enseigne va fermer ses portes après Noël. En cause, la forte chute du chiffre d'affaires depuis trois ans. Sur place, ce n'est pas une surprise.

L'enseigne est depuis 13 ans à Laval
L'enseigne est depuis 13 ans à Laval © Radio France - Fabien Burgaud

Laval, France

Les rayons sont remplis de jouets, mais les clients se font rare. Derrière la caisse, une employée soupire : "on était menacés. Tous les ans c'était repoussé.. mais là ça y est". La faute à un chiffre d'affaire en forte baisse depuis "trois ans".

Une enseigne trop isolée à Laval

Maxi Toys France leur a annoncé la nouvelle la semaine dernière pour une fermeture définitive fin décembre ou fin janvier (en même temps que le magasin de Chambray-lès-Tours en Indre-et-Loire). "Un délai un peu court" regrettent les salariés, alors que les courses de Noël ont déjà commencé. Christelle, une cliente, est surprise par la nouvelle mais ça se comprend selon elle. "C'est sûr qu'Internet leur cause du tort. Et puis c'est pas aussi bien placé que La Grande Récré à Saint-Berthevin", raconte-t-elle.

Car le magasin a deux problèmes : la concurrence d'Internet pour les jouets et surtout son emplacement. L'enseigne est isolée, derrière le boulevard du 8 mai 1945, très fréquenté. Le magasin a bien essayé de déménager, notamment sur l'ancien Leroy Merlin de St Berthevin mais le loyer était trop cher. "On attend de voir comment vont se passer les prochaines semaines pour réagir", promettent les salariés.

On les obligerait à démissionner en quelque sorte. Elisabeth Chartier, secrétaire fédérale CGT Commerces et services.

La CGT redoute la disparition des 150 magasins Maxi Toys en France, mis en vente par le propriétaire néerlandias, Blokker. Autre crainte, le groupe pourrait ne pas faire valoir la procédure de licenciement économique, qui donne certains droits chômage. Mais plutôt insister sur une clause de mobilité dans leur contrat. "Ils veulent que les salariés quittent l'entreprise d'eux-mêmes, dégoûtés et désespérés dans ces régions où il n'y a pas trop d'activités commerciales. Car la mobilité, le reclassement, c'est obliger les familles à tout quitter. Elles se sont endettées pour des maisons et des appartements", se désespère Elisabeth Chartier, secrétaire générale CGT Commerces et services.

Pour elle, "rien n'a été fait pour développer l'enseigne. Si vous regardez le nombre de magasins, plus ça va, moins y'en a... Après les jouets, on en a toujours besoin pour les anniversaires et Noël, malheureusement ils n'ont rien fait pour dynamiser l'enseigne", conclut-elle.