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Économie – Social

Laval : les salariés grévistes d'Enedis occupent le site pour défendre leur mission de service public

mercredi 20 juin 2018 à 18:20 Par Charlotte Jousserand, France Bleu Mayenne

Des salariés d'Enedis occupent le parking de leur entreprise depuis ce lundi 18 juin. Selon les syndicats, la direction envisage de supprimer 2.500 emplois au sein d'Enedis. Les salariés de l'énergie craignent pour leur mission de service public.

Selon les syndicats, Enedis prévoit de supprimer 2.500 postes d'ici 2021
Selon les syndicats, Enedis prévoit de supprimer 2.500 postes d'ici 2021 © Radio France - Charlotte Jousserand

Laval, France

Rue Victor Boissel, impossible de rater les grandes banderoles accrochées sur les grilles et sur la façade du bâtiment d'Enedis. Les camions bleus sont garés de travers, leurs nacelles sont déployées vers le ciel. Depuis lundi 18 juin matin, plus de la moitié des salariés d'Enedis occupent le parking pour dénoncer les menaces qui pèsent sur leur travail. 

Les 18 techniciens lavallois qui interviennent sur le terrain sont entrés dans le mouvement national de grève perlée. Ils rejoignent le mouvement entamé en avril dernier dans le secteur de l'énergie. 

2.500 emplois menacés selon les syndicats

Selon les syndicats, l'entreprise qui gère l'électricité en France s'apprête à supprimer 2.500 emplois d'ici 2021. Franck Elie est secrétaire CGT énergie en Mayenne, il s'inquiète pour les emplois dans le département. "On est plutôt un département rural et on sait que ce n'est pas la priorité des entreprises. Pour eux, la priorité ce sont les grandes agglomérations"

Pour Franck Elie, des emplois supprimés cela veut dire une perte dans la qualité du service rendu à l'usager. A terme, les salariés d'Enedis craignent la privatisation de leur entreprise. Teddy Hervé est entré chez Enedis en 2009 en tant que technicien clientèle. Il a du changer de métier il y a un an pour devenir technicien polyvalent. "Avant, j'allais chez les gens pour faire des petites interventions, maintenant toutes ces choses-là sont sous-traitées au privé" raconte Teddy Hervé

La crainte de la privatisation

Le technicien lavallois à l'impression que son entreprise est transférée au privé "petit bout par petit bout". Il explique que la direction envisage de réformer l'astreinte. Aujourd'hui, les salariés d'Enedis sont mobilisables 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 pour dépanner les usagers. Avec cette réforme, l'astreinte obligatoire devrait être soumise au volontariat. Teddy Hervé estime qu'il y a aura forcément une perte pour le service public et des délais d'attente plus long pour les usagers. 

Selon la CGT, plus de 150 sites étaient occupés ou en grève en France la semaine dernière. Dans la région pays de loire, selon la CGT, cinq sites sont actuellement occupés par les salariés d'Enedis et d'ERDF : St Nazaire, Orvault, Angers, Laval et Cholet.