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Laval : une vingtaine de manifestants devant le siège de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie

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Par , France Bleu Mayenne

Un rassemblement était organisé ce jeudi midi devant le siège de l'UIMM à Laval, avec une vingtaine de grévistes du secteur de la métallurgie présents à l'appel de la CGT. La convention collective est en train d'être renégociée et ils dénoncent le projet du patronat concernant leurs acquis sociaux.

Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés ce jeudi midi devant le siège de l'UIMM à Laval pour dénoncer les négociations autour de leur convention collective.
Une vingtaine de manifestants se sont rassemblés ce jeudi midi devant le siège de l'UIMM à Laval pour dénoncer les négociations autour de leur convention collective. © Radio France - Maïwenn Bordron

Ils dénoncent la "casse de leurs acquis sociaux". Une vingtaine de manifestants s'est rassemblée ce jeudi midi devant le siège de l'Union des Industries et Métiers de la Métallurgie (UIMM) à Laval, à l'appel de la CGT. Ils travaillent dans différentes entreprises mayennaises et veulent peser sur les renégociations de leur convention collective au niveau national. Parmi les projets du patronat qui les mettent en colère : la disparition de la prime d'ancienneté.

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La métallurgie peine à attirer

La prime d'ancienneté est pour beaucoup de salariés de la métallurgie la seule possibilité de voir son salaire augmenter.  Carole Rouate est soudeuse à Cofidur à Laval : elle gagne 1.250 euros par mois, dont une prime d'ancienneté de 165 euros après 26 ans d'expérience. "La majorité des salariés de la métallurgie sont quand même au SMIC. On a des salaires très précaires et grâce à cette prime d'ancienneté, on avait quand même une augmentation de salaire. Le MEDEF voulait nous l'enlever en disant qu'ils n'avaient plus besoin de fidéliser les salariés parce qu'il y avait déjà trop de chômeurs", souligne Carole Rouate, également secrétaire adjointe à l'USTM en Mayenne (Union Syndicale des Travailleurs de la Métallurgie).

Les salariés de la métallurgie continueront à toucher leur prime d'ancienneté, mais elle pourrait être intégrée directement au salaire et ne pourra plus augmenter. Julien Laisis touche par exemple 30 euros de prime d'ancienneté après trois ans d'expérience à Wilo à Laval. "Si on l'intègre directement dans le salaire, ce sera 30 euros tous les mois. Mais après ce sera terminé, je n'aurai plus d'évolution, ça n'évoluera plus", précise ce salarié de 37 ans, qui gagne 1.700 euros par mois. Les salariés, qui seront embauchés après l'entrée en vigueur de la nouvelle convention collective, n'auront plus le droit à cette prime d'ancienneté. Il y a donc un risque d'accentuer la pénurie de main-d'œuvre qui existe déjà pour Bruno Jourant, salarié à Qualipac Aluminium près de Renazé. "On a vraiment du mal à recruter. Tout ce que Régleurs, maintenance ou outilleurs : si on casse les conventions, ça ne va pas attirer les jeunes", souligne ce salarié de 56 ans.

Beaucoup de salariés de la métallurgie pointent du doigt la redéfinition voire la disparition de la prime d'ancienneté.
Beaucoup de salariés de la métallurgie pointent du doigt la redéfinition voire la disparition de la prime d'ancienneté. © Radio France - Maïwenn Bordron

Les salaires n'attirent pas vraiment, tout comme les conditions de travail. La prime d'ancienneté permet donc de fidéliser les salariés, comme l'affirme Georges d'Almeida Coelho. "Aujourd'hui, on s'aperçoit qu'un salarié, il a sa qualité de travail, il a son expérience. Quand vous fidélisez un salarié, il va vous apporter plus que la prime d'ancienneté qu'il va vraiment coûter à l'entreprise", souligne ce salarié de Rapido, un concessionnaire de camping-cars à Mayenne. Après 31 ans d'expérience, il gagne 1.590 euros nets par mois, dont 132,38 euros de prime d'ancienneté. 

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