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Économie – Social

Le Samu social de Paris lance une campagne pour sensibiliser au sort des femmes SDF

jeudi 9 novembre 2017 à 21:01 - Mis à jour le vendredi 10 novembre 2017 à 8:42 Par Elodie Vergelati, France Bleu Paris et France Bleu

Pour le lancement de sa campagne d'hiver, le Samu social de Paris cible les femmes SDF. Elles sont de plus en plus nombreuses dans la rue, et toutes ne trouvent pas une place en hébergement d'urgence, loin de là.

A Paris, près de 5400 femmes ont appelé le 115 en 2016
A Paris, près de 5400 femmes ont appelé le 115 en 2016 © Maxppp - Sébastien Jarry

Paris, France

De plus en plus de femmes dorment dans la rue. Souvent moins visibles que les hommes, parce qu'isolées, mais encore plus vulnérables. D'après une étude réalisée par la Halte femmes de l'association Aurore (un centre d'accueil de jour dédié aux femmes), leur nombre dans Paris a bondi de 66% en 10 ans. L'année dernière, près de 5400 femmes ont appelé le 115, avec à la clé une solution d'hébergement d'urgence pour seulement un quart d'entre elles. D'où la campagne d'hiver, lancée par le Samu social, qui cible les femmes SDF.

Nicole, 75 ans, a passé un an dans la rue, à faire le tour de la capitale dans des bus de nuit - Radio France
Nicole, 75 ans, a passé un an dans la rue, à faire le tour de la capitale dans des bus de nuit © Radio France - Elodie Vergelati

Un soir sur deux, je dormais à l'hôtel ou je passais la nuit dans un bus, à faire le tour de Paris, Nicole, 75 ans

Avec ses yeux maquillés, ses ongles vernis, et ses bijoux, on a beaucoup de mal à imaginer Nicole SDF. Pourtant l'année dernière, à 74 ans, elle s'est retrouvée dans la rue. Plus de logement, pas de famille, une toute petite retraite qui lui permet de se payer l'hôtel seulement une nuit sur deux. "Ça a duré quasiment un an comme ça, je passais la journée à la gare de Lyon, et le soir, je montais dans un bus de nuit, je faisais le tour de Paris, entre 1h et 4h du matin", explique-t-elle. Un bus bondé, "avec beaucoup d'hommes, très peu de femmes, mais je n'ai jamais été agressée", poursuit Nicole. La nuit, c'est l'insécurité, et pour beaucoup de femmes sans-abri, la menace des hommes.

Plus de places d'accueil réservées aux femmes sans-abris

En janvier dernier, Nicole appelle le Samu social. "J'ai eu beaucoup de chance, le 115, d'habitude débordé, m'a répondu, et m'a trouvé une place dans ce centre d'accueil d'urgence à Montrouge", raconte-t-elle. Un centre qui accueille à la fois les SDF à la journée, et d'autres sur le long terme. C'est le cas de Nicole, qui peut enfin souffler.

Mais le 115 a bien du mal à répondre à toutes les demandes. C'est pourquoi il demande la création de 100 places d'accueil d'urgence et de 250 places d'insertion, toutes réservées aux femmes. Le Samu Social a créé un site internet dédié à sa campagne pour les femmes SDF. Pour faire un don, c'est ici.