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Économie – Social

Le Babet, la monnaie locale du Pilat, a trouvé ses marques

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis sa mise en circulation en août 2018, le Babet, monnaie locale du Pilat, a trouvé son public. La monnaie locale est aujourd'hui acceptée par une soixantaine de prestataires dans le Pilat, le bassin d'Annonay et dans la vallée du Gier.

Le Babet se décline en coupons de sept valeurs différentes.
Le Babet se décline en coupons de sept valeurs différentes. © Radio France - Tifany Antkowiak

Bourg-Argental, France

Les créateurs de la monnaie locale du Pilat, le Babet, avaient un stand ce weekend aux troisièmes rencontres citoyennes de l'association Pilavenir, à Véranne. L'occasion pour eux de présenter la monnaie locale à ceux qui ne la connaissent pas encore. Les premiers Babets ont été mis en circulation en août 2018, ils se déclinent en coupons de sept valeurs différentes (1,2,5,8,13,20 et 50). Un Babet vaut un euro. 

Producteur, coiffeur, garagiste...

Cette monnaie locale "est valable sur un territoire qui couvre le territoire du Parc naturel régional du Pilat, également sur Annonay et une partie des communes de la vallée du Gier", explique Cédric Bozonnet, il est membre du conseil collégial de la monnaie locale du Pilat. Une soixantaine de prestataires acceptent le Babet, et il compte une centaine d'utilisateurs. 

Valérie Mouton-Ferrier fait partie de ceux qui acceptent le Babet. Elle est safranière à Pélussin. Elle a adhéré à la monnaie locale par militantisme, "c'est la volonté de s'inscrire dans le territoire et de participer à une action collective sur le territoire", développe-t-elle. Évidemment, la productrice est elle-même utilisatrice du Babet. Par exemple chez d'autres producteurs, comme Philippe Royet, qui élève des bovins et des cochons à Colombier. Lui a dernièrement réutilisé des Babets pour acheter du miel, mais aussi pour de la mécanique, auprès d'un garagiste qui accepte la monnaie locale. "Y a des artisans, des coiffeurs, des professions de santé, y a la possibilité de réutiliser du Babet sans souci", assure le producteur qui fait aussi comptoir de change pour la monnaie locale du Pilat. 

Pas un repli sur soi

L'une des questions qui revient souvent de la part de ceux qui se renseignent sur le Babet, c'est celle de son utilité, au-delà de favoriser les circuits courts et le commerce de proximité. "Les euros qui sont changés en Babets, on va les placer dans une banque - c'est une obligation légale d'avoir un fonds de garantie qui équivaut au montant des Babets en circulation - et ce fonds de garantie pourra être utilisé via les mécanismes bancaires, pour accompagner des entreprises et des créations d'activité locale", détaille Cédric Bozonnet, du conseil de la monnaie locale du Pilat, dont le siège est à Bourg-Argental. 

À ceux qui voient là un mécanisme de repli, Johnny Minaret assure que ce n'est pas du tout le cas. Cet épicier, installé à Bourg-Argental, ne vend que des produits du Pilat. Il accepte les règlements en Babets et fait comptoir de change. "C'est pas l'idée de vouloir se fermer sur soi-même, c'est juste de dire à un moment donné : on a suffisamment ici pour pouvoir vivre, arrêtons de prendre des choses qui viennent de l'extérieur", défend l'épicier, qui énumère des avantages à la fois économiques et environnementaux à l'utilisation de la monnaie locale. C'est dit-il, "une nouvelle façon finalement de faire de la politique".