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Le bâtiment va bien en Côte-d'Or, mais on manque d'apprentis

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Par , , France Bleu Bourgogne

L'agence Manepower relance ce vendredi l'opération "Vendredi du BTP" dans ses agences de l'Est de la France. Un demi-millier de postes sont à pourvoir dans le secteur du bâtiment. Un secteur dynamique malgré la crise, mais qui manque de jeunes.

Thierry Cancé le directeur du CFA du bâtiment en Côte-d'Or
Thierry Cancé le directeur du CFA du bâtiment en Côte-d'Or © Radio France - Arnaud Racapé

Le secteur du bâtiment recrute, à Dijon et partout ailleurs en Côte-d'Or. Des électriciens, des poseurs de cuisine, de fenêtres, de vérandas. En dépit du covid, les chantiers sont nombreux, et on manque de bras. Une bonne nouvelle qui en cache une moins bonne : les bras, on ne les a pas forcément, confirme Thierry Cancé, le directeur du centre de formation des apprentis (CFA) du bâtiment en Côte-d'Or. 

Une image durablement ternie

"Aujourd'hui nous avons autour de 450 apprentis au sein du centre de formation. Idéalement, il en faudrait une cinquantaine de plus, car il y a énormément de besoins au niveau de la profession, et on est un peu limités."

La crise n'explique pas à elle seule ce manque de candidats à l'alternance : "la première chose c'est la courbe démographique. Depuis quatre ou cinq ans, on a moins de jeunes. Le secteur attire toujours, mais on a du mal à se départir de cette image où on dit 'si tu ne réussis pas, tu iras dans le bâtiment". Bien au contraire, et c'est l'excellence qu'on essaie de développer au CFA, il ne faut pas seulement savoir se servir de ses mains dans le bâtiment, il faut aussi savoir se servir de sa tête."

A la sortie du CFA, près de neuf jeunes sur dix ont du boulot

Pourtant, la filière est un vrai accélérateur de l'ascenseur social, comme on dit. "On ne vend pas assez bien l'image de ces métiers", estime Thierry Cancé. "Vous avez des jeunes qui commencent avec un petit CAP qui finissent chefs d'entreprises avec 20, 50, 200 salariés. Ça, vous le retrouvez dans aucun autre métier aujourd’hui . A la sortie du CFA, près de neuf jeunes sur dix ont du boulot." 

Oui, mais pour quel salaire ? "Un jeune alternant va tourner aux alentours de 800 euros par mois pendant ses études, et derrière le jour où il est embauché, non seulement il va valider un diplôme, mais en plus il sera naturellement augmenté. A côté de ça, il y a des primes de panier le midi, des primes de déplacement, etc."

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'impact de la crise sur le recrutement des entreprises n'est pas immense. C'est en amont que l'épidémie a eu des conséquences, on a perdu des jeunes en route. "On n'a pas pu s'occuper suffisamment des jeunes pour les amener vers les métiers du bâtiment. En mars-juin l'année dernière, c'est le moment où on nous a dit, pas de forum, pas de portes, ouvertes, etc. Or c'est la période où les jeunes ont leurs choix d'orientation." 

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