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Économie – Social

Le besoin de main d’œuvre s'accentue en Isère selon Pôle Emploi

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Par , France Bleu Isère

Depuis 4 ans maintenant, et particulièrement depuis deux ans selon Pôle Emploi, les projets de recrutements sont en hausse en Isère mais 56% de ces projets se heurtent aussi au manque de main d'oeuvre. Il y a parfois de belles carrières à saisir même sans un grand niveau de qualification.

 Pour Pôle Emploi Mathieu Bouttaz,(agence de Fontaine), Nathalie de Beaurepaire (La Tour du Pin), Catherine Krebs (Saint-Martin-d'Hères) et Bénédicte Brugière-Kada (directrice territoriale 38)
Pour Pôle Emploi Mathieu Bouttaz,(agence de Fontaine), Nathalie de Beaurepaire (La Tour du Pin), Catherine Krebs (Saint-Martin-d'Hères) et Bénédicte Brugière-Kada (directrice territoriale 38) © Radio France - Laurent Gallien

Grenoble, France

Depuis 2002 Pôle Emploi réalise dans les départements des enquêtes sur les besoins en main d'oeuvre. Pour 2019 ce rapport met en avant 47 755 projets de recrutements annoncés par les employeurs. Un chiffre qui monte à 335 900 au niveau régional. Des employeurs qui, ironie du sort, craignent souvent de ne pas trouver la personne idoine : 56% des postes sont jugés "difficile à pourvoir".

Ça n'a rien de nouveau mais selon Bénédicte Brugière-Kada, directrice territoriale de Pôle Emploi en Isère, "la pression s'accentue". Depuis 4 ans, et particulièrement depuis 2 ans, les intentions d'embauches, CDI et CDD confondus, sont orientées à la hausse. "A la fois on a beaucoup de personnes qui ont été recrutées et qui sont en poste et donc peu de compétence disponibles et les demandes ne font qu'augmenter parce que soit - sur les aides à la personnes par exemple - on a une augmentation de la population vieillissante, soit - dans l'industrie - parce que l'activité repartant le nombre de postes devient plus important"

Le "top 5" des emplois en manque de main d'oeuvre reste le même

En tête des domaines qui cherchent des bras effectivement se trouve l'aide à la personne (aide à domicile, aides ménagères, avec 2 000 intentions d'embauche cette année), devant l'animation socio-culturelle ( 1 780 projets de recrutements, très souvent saisonniers), agents d'entretien de locaux (1 540 postes), employés de libre-service (petite, grande et moyenne distribution, 1 460 projets de recrutements) et serveurs de cafés, restaurants (1 190 projets de recrutement en 2019). 

Voilà pour le "top 5" mais on l'a dit, l'industrie aussi cherche des bras. En Nord-Isère par exemple. " L'industrie mais aussi la logistique, la maintenance, l'électricité, explique Nathalie de Beaurepaire, directrice de l'agence Pôle Emploi de La Tour du Pin, en fait tous les métiers techniques sans forcément beaucoup de qualification". 

Et quand les qualifications nécessaire manquent Pôle Emploi, en lien avec les employeurs, est capable de s'en occuper. "On est dans une situation économique, notamment dans le Nord-Isère, qui est très favorable et qui laisse des opportunités à des demandeurs d'emplois qui sont très éloignés de l'emploi d'avoir, on va dire, une fenêtre de tir". Un des meilleurs exemples récent pour Pôle Emploi en Nord-Isère sont les 650 recrutements réalisés pour le village de marques de Villefontaine.

Un nouveau métier ? Oui mais à quelles conditions ?

Pour convaincre les demandeurs d'emplois de se diriger vers les métiers qui manquent de bras, Pôle Emploi met en avant aujourd'hui, tant au niveau des employeurs que des candidats, la notion de "compétences" plutôt que de "métiers". Un demandeur d'emplois qui n'avait pas le même métier peut avoir les savoir-faire et savoir-être nécessaires à occuper l'emploi vacant. Ça impose aussi, du côté du demandeur, d'accepter souvent d'autres conditions que celles qu'on a quitté. 

"En même temps, explique Bénédicte Brugière-Kada, les chiffres montrent que _4 fois sur 10 le retour à l'emploi se fait déjà dans un métier qui n'était pas le métier d'origine [...] donc finalement cette agilité, ou cette mobilité, existe déjà_. Quant à la politique salariale des entreprises : la rémunération n'est pas portée que par le salaire. Il peut y avoir d'autres avantages sociaux, tickets restaurants, des actions de comité d'entreprise, des œuvres sociales comme on dit, qui peuvent être également intéressantes pour les demandeurs d'emplois [...] Vous pouvez aussi, sur un poste, démarrer au premier niveau d'emploi mais avoir une perspective à 2, 3, 4, 5 ans qui permet de rattraper un niveau salarial équivalent". 

Du côté des employeurs Pôle Emploi dit ne pas hésiter non plus à faire remarquer qui si ils veulent recruter il faut peut-être, pour le moins, s'aligner sur la concurrence. Quand les bras manquent ce sont plutôt les candidats qui ont les clés en main et mécaniquement les salaires sont tirés vers le haut. 

Les données 2019 en Isère selon l'enquête de Pôle Emploi - Aucun(e)
Les données 2019 en Isère selon l'enquête de Pôle Emploi - Document Pôle Emploi