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Le seul bistrot de Viols-le-Fort, dans l'Hérault, rassemble le village

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Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Le gouvernement veut lutter contre la disparition des cafés de village, principal vecteur de lien social à la campagne. À VIols-le-Fort (Hérault), les habitants se rassemblent chaque jour dans le seul bistrot de la commune, qui a failli fermer l'an passé.

Il y a bientôt un an, Barbara Coste et son mari ont repris le seul bistrot de Viols-le-Fort, pour conserver la vie du village
Il y a bientôt un an, Barbara Coste et son mari ont repris le seul bistrot de Viols-le-Fort, pour conserver la vie du village © Radio France - Elena Louazon

Le bistrot à la campagne, une espèce en voie de disparition. Leur nombre s'est effondré ces dernières décennies. Pour lutter contre ce phénomène, le premier ministre Édouard Philippe vient d'annoncer l'élargissement du nombre de Licence IV attribuées dans les communes de moins de 3.500 habitants. Une manière indirecte de préserver le lien social. 

"Sans le bistrot, il n'y aurait rien ici", s'amuse, attablé, un habitant de Viols-le-Fort. L'an passé, le seul café de ce village de 1.200 habitants aurait pu fermer si Barbara, 24 ans, et son époux n'avaient pas repris l'établissement, véritable cœur de la vie sociale de la commune.

Des clients devenus des amis

Ancienne cliente habituée, Barbara a repris le café pour éviter qu'il ne ferme, et préserver ce lien social dans le village, même si elle peine à se verser un salaire au-dessus du SMIC. "Franchement, un petit bar de village, tu ne fais pas ça pour l'argent. C'est une très belle expérience humainement, on a fait plein de rencontres, il y a une vraie relation de confiance. Quand je dois amener ma fille à l'école le matin, je laisse les clés aux clients pendant que je la dépose. Ce sont des gens qui sont devenus nos amis !"

"C'est très important pour moi de pouvoir rassembler les gens dans un endroit, explique-t-elle. On passe notre journée assis avec nos habitués, à papoter. Le matin, c'est les papis et les mamies qui viennent boire leur café. À midi, les ouvriers qui viennent boire l'apéro et manger un morceau avant de repartir sur le chantier. Et puis le soir, ceux qui viennent boire un coup !"

Une cinquantaine de fidèles

"Tous les jours c'est Un jour sans fin, s'amuse la jeune femme. Ce sont les même clients qui reviennent, à la même heure, et pour boire la même chose !" Depuis qu'elle a repris le fonds de commerce en avril 2019, elle est parvenue à unir autour d'elle une clientèle très fidèle d'une cinquantaine de personnes, principalement des habitants. 

Tous les samedi matins, c'est le rituel de Cédric et sa femme. Vers 11h, ils retrouvent leurs voisins, pour partager une bière ou un café. "Dans le village, il n'y a pas beaucoup de lieux de rencontre, de lieux de vie", explique-t-il. "C'est un peu la maison, complète Max, face à lui. On rentre et on sort comme on veut, on retrouve les gens. C'est le point de rendez-vous".

En septembre, le Groupe SOS, spécialisé dans l'économie sociale et solidaire lançait l'opération "1000 cafés", dans le but de créer ou redonner vie à un bistrot de village et relancer l'activité économique des centres-bourgs. Au moins neuf communes de l'Hérault ont d'ores et déjà candidaté.

Barbara Coste, 24 ans, a tout plaqué pour reprendre le café de Viols-le-Fort

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