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Économie – Social

Le "Black Friday" américain s'incruste dans les magasins icaunais

jeudi 23 novembre 2017 à 18:36 Par Lisa Guyenne et Louis-Valentin Lopez, France Bleu Auxerre

C'est le nouveau concept à la mode chez les commerçants : le Black Friday, ou vendredi noir en français. Une journée de réductions spéciale, avec des prix cassés pendant un temps très court. Et dans l'Yonne pour la première fois cette année, beaucoup de commerçants s'y sont mis.

Des prix cassés pour le Black Friday, une tradition venue directement des Etats-Unis.
Des prix cassés pour le Black Friday, une tradition venue directement des Etats-Unis. © Maxppp - Elise Chiari

Auxerre, France

"Ça veut dire des réductions, c'est ça?" Quand on parle du Black Friday aux Icaunais, le concept est encore un peu vague. Normal : à part quelques enseignes, la plupart se lancent pour la première fois cette année.

Inciter à acheter avant les fêtes de fin d'année

Importé des Etats-Unis, le vendredi noir y est une véritable institution : chaque vendredi qui suit Thanksgiving, les magasins ont pour habitude de casser les prix, pour pousser à l'achat, à quelques semaines de Noël. "Ce ne sont pas des soldes, c'est vraiment histoire de lancer les achats des fêtes de fin d'année", précise Anthony Garnault, gérant d'une boutique de décoration en centre-ville d'Auxerre.

Ici, comme dans plusieurs autres boutiques, le concept a été décliné à la sauce icaunaise : "On fait le black friday and saturday, car une partie de notre clientèle parisienne n'est là que le week-end." Pour Corinne Lacour, à la tête d'une boutique de prêt-à-porter, c'est carrément une black week : "Je le fais sur une semaine, parce que justement nos clients ne connaissent pas encore bien le concept, donc je trouve qu'une seule journée c'est un peu court."

Côté promotions, comptez entre -10% et -50% selon les enseignes. Pour Brigitte Jovani, présidente de l'association des commerçants du centre-ville d'Auxerre, "l'essentiel c'est que chacun participe, pour que les clients se rendent compte que, même si on ne peut pas concurrencer les grandes enseignes, on agit."

Une communication 2.0

Et pour cela, les professionnels mettent le paquet sur la communication. "Au départ, je cherchais une animation sur le mois de novembre", explique Brigitte Jovani. "Nous nous sommes greffés sur la communication du Black Friday qui est conséquente en ligne". Une formule payante selon elle, qui anime aussi la page Facebook des commerçants du centre : "En 12 heures, nous avons eu plus de 30 000 vues sur notre post Facebook. Grâce aux internautes, le centre-ville commence à retrouver un certain dynamisme !"

Brigitte Jovanni, la présidente de l'association des commerçants du centre-ville d'Auxerre, explique l'intérêt du Black Friday

Et côté produits alors ? Prêt-à-porter, soin du corps, multimédia, restauration : tous les domaines pratiquent le Black Friday. Et même... les vendeurs de voiture. "C'est la première année que nous le faisons", explique Frédéric Beau, concessionnaire aux Clairions. "L'idée est vraiment de créer un effet coup de poing, pour faire venir les gens dans notre garage." Acheter compulsivement une voiture, c'est possible, vraiment ? "Ca arrive ! Mais on veut surtout faire venir un maximum de clients, ne serait-ce que pour qu'ils voient nos modèles, qu'ils puissent déjà rencontrer nos commerciaux, etc."

Pour profiter du Black Friday, rendez-vous à Auxerre où une trentaine d'enseignes participent, mais aussi à Sens, Joigny et Charny, en Puisaye.

En + : Le Black Friday, késako ?

Le terme nous vient des États-Unis, où il a été utilisé pour la première fois dans les années 60 : pour tenir leurs comptes déficitaires, les commerçants utilisaient un crayon rouge. Or, après le vendredi férié de Thanksgiving et la hausse des emplettes ce jour-là, les commerçants faisaient de gros bénéfices : ils tenaient alors leurs comptes avec un crayon noir, d'où le nom Black Friday. -30%, -50%... aujourd'hui, le Black Friday aux États-Unis donne lieu à des scènes de cohue monumentale.