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Économie – Social

Le bœuf des Pays-de-la-Loire à la conquête de la Chine

jeudi 25 octobre 2018 à 3:01 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan et France Bleu

Après 17 ans d'embargo, un premier container de bœuf des Pays-de-la-Loire vient de partir pour la Chine. C'est un marché en plein développement, intéressant donc, pour la filière dans notre région, la première en France pour la production de viande bovine.

Deux premières tonnes de boeuf des Pays-de-la-Loire viennent de partir pour la Chine (photo d'illustration)
Deux premières tonnes de boeuf des Pays-de-la-Loire viennent de partir pour la Chine (photo d'illustration) © Maxppp -

Pour la première fois depuis 17 ans, ce mercredi, de la viande de bœuf produite en Pays-de-la-Loire a pris la direction de la Chine. Le pays a levé l'embargo mis en place avec la crise de la vache folle, c'est donc un nouveau débouché pour les producteurs et les transformateurs de notre région, la première en France pour la production de viande bovine.

Le bœuf, de plus en plus consommé en Chine

La viande de bœuf n'est pas la préférée des Chinois, mais ils la consomment de plus en plus. 700.000 tonnes ont été importées l'an dernier, c'est-à-dire 20% de plus par rapport à 2016. La France et les Pays-de-la-Loire ont donc une carte à jouer parce que la qualité de nos produits est reconnue là-bas. Encore faut-il les faire connaître et les faire apprécier.

Les Chinois peuvent être intéressés par les morceaux qu'on ne mange pas en France"

Les Chinois préfèrent la viande grasse, ce qui n'est pas notre spécialité. En revanche, des morceaux qu'on consomme peu en France peuvent les intéresser pour des soupes ou des woks. "Les Chinois sont prêts à tout manger si on le leur fait connaître et apprécier", explique Alain Denieulle, le président d'Interbev en Pays-de-la-Loire. "Les beaux morceaux pourront intéresser la clientèle haut de gamme et la restauration, mais ils pourront aussi acheter des parties qu'on ne mange pas chez nous. Nous avons tout à créer là-bas et c'est ce que nous devons faire".

Le premier envoi de viande de bœuf ligérienne a eu lieu ce mercredi depuis les abattoirs d'Elivia, une filiale de Terrena, au Lion-d'Angers, l'un des deux sites français qui ont reçus l'agrément de la Chine. Un container de deux tonnes. "Ce n'est pas grand chose, mais c'était important de franchir cette première étape", poursuit Alain Denieulle. C'est d'autant plus important pour les éleveurs et les transformateurs de notre région qu'il doivent faire face à la baisse de la consommation de bœuf en France et qu'ils s'inquiètent de la concurrence de la viande canadienne et sud-américaine.

Un enjeu économique au-delà de la filière bovine

Pour faciliter l'entrée sur le marché chinois, une délégation des Pays-de-la-Loire est allée sur place au printemps. Parce que ces exportations de viandes sont aussi intéressantes pour les activités du port de Saint-Nazaire.

Les Pays-de-la-Loire compte 7.000 élevages bovins pour la viande et la filière représente 30.000 emplois directs et indirects.