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Le BTP limousin attend encore la reprise

Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin mardi 25 octobre 2016 à 17:07

Le nombre de construction de logements a beaucoup chuté
Le nombre de construction de logements a beaucoup chuté © Maxppp - Julio Pelaez

Le BTP en Limousin n'est pas encore au bout du tunnel. Même s'il y a du mieux. Mais la reprise annoncée sur le plan national peine à se faire sentir dans la région. Le secteur perdra encore des emplois cette année.

Pierre Talamona, le président de la fédération corrézienne du bâtiment et des travaux publics le rappelle : "le secteur a perdu 700 emplois en 5 ans" en Corrèze. Un nombre parle de lui-même : la construction de logements neufs a chuté dans le département de 1333 en 2011 à 717 en 2015. 2016 sera sur un nombre équivalent. Et la reprise constatée sur le plan national, notamment grâce à la Loi Pinel qui a relancé l'investissement locatif, ne se sent pas ici affirme Pierre Talamona. "Il y a une fracture entre les grandes métropoles, l'arc atlantique et méditerranéen et après tout ce qui est intérieur, ce qu'on peut appeler encore rural . En clair la loi Pinel ne marche que là où il y a une demande de logements à louer et en Corrèze il n'y en a pas. De fait avec un secteur travaux publics lui aussi à un faible niveau, même si une timide reprise s'est fait sentir en 2016 le BTP devrait perdre encore cette année en Corrèze "entre 150 et 175 emplois" .

400 emplois en moins en Haute-Vienne

La situation en Haute-Vienne est équivalente. Jean-Paul Bardet, le président des BTP dans le département, constate une hausse de 10 % des demandes de permis de construire. Mais il relativise aussitôt : "Il faut se souvenir qu'en Haute-Vienne nous étions entre 1600 et 1800 logements neufs par an et nous sommes tombés à 700. Alors passer à 770 c'est bien mais on est toujours à moitié de ce que nous étions en régime normal." De fait cette année le secteur aura perdu en fin d'année 400 emplois selon lui. L'envie est là pourtant dit Jean-Paul Bardet. Mais les gens attendent : manque d'argent, manque de visibilité, manque de confiance. Alors les professionnels se tournent vers les politiques. Ils ont édité un livre blanc qu'il présenteront à tous les candidats à la présidentielle.

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