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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le BTP commence à redémarrer dans l'Indre

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Par , France Bleu Berry

Une réunion des acteurs du secteur avait lieu ce mercredi à la préfecture. Le secteur est particulièrement touché par la crise : 86% des salariés du BTP dans l'Indre sont au chômage partiel.

Faute de salariés et de matériaux, les entreprises de BTP sont à l'arrêt
Faute de salariés et de matériaux, les entreprises de BTP sont à l'arrêt © Radio France - Maxime Becmer

C'est l'une des corporations les plus touchées par le chômage partiel dans l'Indre : 86% des salariés du BTP sont actuellement sans emploi, faute à l'arrêt des chantiers suite au coronavirus. La filière représente pourtant 4.000 emplois dans le département de l'Indre

Des particuliers frileux

Si la reprise s'amorce pour les gros chantiers, elle tarde à venir, chez les particuliers employeurs qui craignent de faire entrer chez eux des tiers et donc décalent de plusieurs semaines les chantiers. "Nous savons qu'il y a au moins 1.000 chantiers chez des particuliers qui ont obtenu des aides de l'Agence nationale de l'habitat. Or, ces chantiers sont à l'arrêt. Il y a un gros potentiel, il faut que cela reparte. D'autant qu'avec les gestes barrières mis en place par la filière, c'est moins risqué de faire entrer des artisans chez soi pour des travaux que d'aller au supermarché" explique Viviane Duipuis Christophe, responsable de la Direccte dans l'Indre.  

Un surcoût important 

La filière a édité dès le 3 avril un guide des gestes barrières à mettre en place. Il comprend par exemple l'équipement d'un matériel spécifique pour les salariés des chantiers, la désinfection complète des bases de vie ou encore la limitation du nombre de salariés simultanément présent sur un même chantier. Autant d'éléments qui impliquent un surcoût important : "Par exemple, fournir des masques et du gel hydroalcoolique pour chacun représente environ un coût de 8 euros par salarié, détaille Viviane Dupuis Christophe. Il y a aussi la désinfection des bases de vie sur les chantiers. C'est du temps, et du matériel. On doit aussi compter le fait que, sur les gros chantiers, on limite le nombre de corps de métiers présents en même temps. Donc cela rallonge les chantiers. C'est un surcoût. Il faut aussi penser au transport : les salariés ne peuvent plus aller tous ensemble dans le même camion..."

Pour l'instant, difficile d'estimer le montant de la facture ni de savoir qui réglera la différence. La Direccte précise que des négociations sont en cours et que pour les devis déjà signés, il faudra voir entre  l'entreprise et le maître d'ouvrage.

Toute une chaîne de métiers touchée

La Direccte souligne que dans cette pandémie, c'est toute une chaîne de production qui est touchée, de la vente de matériaux au transport en passant par la gestion des déchets ou encore la restauration. Autant de métiers qui dépendent d'une reprise rapide pour se relancer...

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