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Économie – Social

"Le buraliste doit devenir un drugstore du quotidien", le patron des buralistes de France avant sa visite dans l'Indre

lundi 8 octobre 2018 à 7:52 - Mis à jour le lundi 8 octobre 2018 à 12:18 Par Jonathan Landais, France Bleu Berry

Philippe Coy, le Président de la Confédération des buralistes de France est attendu au Château de Valençay ce lundi 8 octobre à la mi-journée pour une table-ronde sur l'avenir de la profession. Il était l'invité du 6-9 de France Bleu Berry.

Philippe Coy, le Président de la Confédération des buralistes de France
Philippe Coy, le Président de la Confédération des buralistes de France © Maxppp - Jonathan Landais

Valençay, France

On connaît le contexte : le prix du paquet de cigarettes va passer de 8 euros aujourd'hui à 10 euros en novembre 2020, le marché du tabac est en net recul en France (-10% encore en septembre) et le nombre de buralistes ne cesse de diminuer. On comptait 34.000 buralistes à la fin des années 1990, ils sont 10.000 de moins aujourd'hui (24.500). Le Berry compte aujourd'hui 329 buralistes. Il y a eu 45 fermetures de bureaux de tabac en six ans dans l'Indre et le Cher.

Faire du buraliste "un drugstore du quotidien"

"Il faut donner de la vision et de la perspective à notre réseau", a déclaré ce lundi matin Philippe Coy, le Président de la Confédération des buralistes de France sur France Bleu Berry juste avant son passage dans l'Indre à l'occasion d'une table-ronde au Château de Valençay. Selon lui le buraliste doit devenir demain le drugstore du quotidien, "ça veut dire être présent à chaque moment de la vie des Français (...) le réseau a des atouts et doit s'adapter en proposant de nouveaux services".

Développer le vapotage... et les fruits et légumes ?

"Le tabac traditionnel c'est notre ADN, mais demain nous allons encore plus accentuer une offre sur le vapotage, parce que ce sont _de nouveaux usages de consommations_". La profession envisage aussi de vendre des fruits et légumes. "Ce sont des pistes de réflexion (...) le bien-être, les circuits courts sont aujourd'hui des éléments que les consommateurs veulent retrouver à côté de chez eux", a-t-il poursuivi.

"Aujourd'hui, on est des préposés de l'administration, on vend des timbres fiscaux et des timbres-amende, mais demain avec les fermetures que l'on connaît dans les Préfectures, les cartes grises ce sont des services que l'on pourrait développer, dans le plan de l'administration fiscale, certaines trésoreries sont amenées à fermer, le buraliste pourrait aussi, pourquoi pas, être un acteur pour l'encaissement".

>>> Vous pouvez réécouter l'interview de Philippe Coy en intégralité en cliquant sur ce lien

Philippe Coy se rendra à 10h45 chez un buraliste d'Ecueillé, dans l'Indre (Le Grand Café, place du 8ème Cuirassier), avant de présider une table-ronde sur le thème "Les buralistes et nos territoires" de 12h à 14h, au Château de Valençay, en présence du député LR de l'Indre Nicolas Forissier et du député LR du Loir-et-Cher Guillaume Peltier.

Les chiffres sur les buralistes en Berry

  • Indre : 153 buralistes, 2 fermetures en 2017 ; 20 depuis 2012
  • Cher : 176 buralistes, 5 fermetures en 2017 ; 25 depuis 2012