Économie – Social

Le chantier de la caserne des pompiers tourne au ralenti

Par Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon lundi 10 mars 2014 à 17:39

Le chantier de la future caserne des pompiers, au sud de Perpignan.
Le chantier de la future caserne des pompiers, au sud de Perpignan. © Mathieu Ferri / Radio France

Depuis trois semaines, ça ne bouge pas beaucoup sur le chantier de la future caserne des pompiers, au sud de Perpignan. La faute à de nouvelles normes sismiques sur le gros oeuvre selon le conseil général, qui porte le projet.

Le plus gros chantier du département est au point mort. Ce lundi midi, il n'y avait qu'un engin qui s'affairait sur place, et deux ou trois ouvriers perdus dans la poussière. Tout le reste est à l'arrêt. Les deux grues sont immobiles dans le ciel bleu. Sur place, le terrain ressemble encore à une étendue de terre, avec quelques blocs de béton dans le sol. Les fondations semblent avancées, mais les murs eux sont encore inexistants.

Ce stand-by est officiellement dû à un contretemps technique indique le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, qui porte le projet. De nouvelles normes sismiques s'appliquent au gros oeuvre , et il faut donc revoir la copie. Des normes impossibles à anticiper se défend Hermeline Malherbe, la présidente du département, le changement ayant eu lieu entre l'appel d'offres et le début du chantier.

Retard caserne SON

Mais cette pause forcée fait un peu grincer des dents dans le monde du BTP. On sait que ce chantier est sensible, une partie ayant été confiée à des entreprises étrangères, ce qui avait suscité quelques réactions à l'époque. Et pour certains, il n'y a pas de fumée sans feu : si des entreprises françaises avaient été choisies pour la caserne, on en serait pas là, car les normes sismiques avaient été intégrées dans les devis. Au Conseil Général, on balaie cet argument, et on attend les résultats des dernières études pour savoir à quels ajustements procéder précisément.

En tout cas on promet que ça n'impactera pas trop le budget, qui s'élève déjà à 14 millions d'euros. On veut aller le plus vite possible, et relancer le chantier au mieux dans trois semaines, voire un mois. La caserne doit être terminée, normalement, à l'été 2015.

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