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Économie – Social

Le chantier naval cherbourgeois CMN mise sur les hydroliennes marines

samedi 24 novembre 2018 à 5:01 Par Pierre Coquelin, France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Les Constructions mécaniques de Normandie (CMN) ont présenté ce vendredi OceanQuest, un prototype d'hydrolienne marine. Il doit être implanté sur le site EDF de Paimpol-Bréhat au printemps 2019.

Le prototype est en cours de finalisation dans les ateliers de CMN à Cherbourg
Le prototype est en cours de finalisation dans les ateliers de CMN à Cherbourg © Radio France - Pierre Coquelin

Cherbourg, France

C'est un peu comme un immeuble qui trône dans les atelier des Constructions mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg. Son nom : OceanQuest. Ce prototype d'hydrolienne marine, "c'est une machine très grosse : 25 mètres de long, 8,50 de large et 12 mètres de haut", explique Guillaume Gréau, responsable développement Energies marines renouvelables (EMR) chez CMN. L'originalité de cette machine, ce sont ses deux axes verticaux : ça permet de fonctionner quelque soit l'orientation du courant et on peut adapter la surface à la profondeur des sols. 

Un potentiel de 200 emplois supplémentaires

"C'est un prototype très manchois et très normand", souligne Guillaume Gréau : 28% du projet a été réalisé dans la Manche, 40% en Normandie, et au total, 78% en France. Pour les équipes de CMN à Cherbourg, la réalisation de ce prototype a impliqué plus de 50 personnes et représente 10.000 heures d'études et 35.000 heures de production

Après l'échec d'Openhydro, l'objectif de CMN est d'une part "d'aider à la transition énergétique et de diversifier l'activité du chantier naval", précise le président, Pierre Balmer. Notre technologie sur fleuve et rivière marche déjà. On a la modestie de croire qu'elle va marcher" en mer. 

Mais concrètement, quel impact pour l'emploi ? "_Sans promettre de façon déraisonnée, on considère que si notre technologie est confirmée - et elle le sera - et s'il n'y a pas de décision politique qui va à l'encontre des hydroliennes, o_n a un potentiel d'activité qui représente annuellement l'équivalent de ce qu'est aujourd'hui CMN", note le président. Ce qui veut dire que l'on table sur 200 personnes potentiellement en plus pour la construction d'hydroliennes.

Un prototype implanté au printemps à Paimpol-Bréhat

Ce projet est avant tout orienté vers les marchés français et britanniques, pour un potentiel estimé entre 5 et 10 GigaWatt (GW) environ. CMN et HydroQuest visent une production annuelle de 50 MW minimum, soit une vingtaine d'hydroliennes. "Ce que l'on souhaite, à terme, c'est une production locale de la structure, avec un développement local avec les partenaires, ajoute Guillaume Gréau. En phase de déploiement commercial, il faudra embaucher". 

"L'an prochain, on lèvera une bonne partie des questions légitimes que se posent le gouvernement", précise Pierre Balmer. "Notre objectif, avec notre partenaire HydroQuest, c'est de montrer que ce prototype fonctionne en conditions réelles, sur le site d'essais d'EDF à Paimpol-Bréhat", confie le responsable développement EMR. C'est donc au large des Côtes-d'Armor qu'il sera implanté au printemps prochain. Il doit être raccordé durant l'été. Avant la création de fermes pilotes et un développement commercial après 2020.