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Le chasselas de Moissac n'arrive pas à se vendre

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Par , France Bleu Occitanie

Le chasselas de Moissac peine à trouver des consommateurs. Les stocks restent désespérément alors que les producteurs vendent à perte. L'appellation d'origine protégée est en crise.

Jérome Alric n'arrive pas à se dégager un salaire avec la vente de son chasselas.
Jérome Alric n'arrive pas à se dégager un salaire avec la vente de son chasselas. © Radio France - Théo Caubel

Le chasselas de Moissac ne se vend plus. Alors que la récolte de ce raisin vient de se terminer, les producteurs s'inquiètent de voir les stocks toujours pleins. Ils sont d'autant plus surpris que la qualité est au rendez-vous cette année. 

Ils ont du mal à comprendre ce désamour. Deux facteurs pourraient l'expliquer. Le climat déjà, le mois de septembre chaud n'aurait pas favorisé la consommation de ce fruit d'automne face aux melons et tomates restés sur les étales. Il y a le prix aussi, le chasselas de Moissac n'est pas compétitif, malgré son appellation d'origine protégée, face à un raisin italien qui se vend à moins de 1€. 

Il faudrait que les prix soient un peu plus élevés

Jérôme Alric produit chaque année entre 70 et 80 tonnes de Chasselas. Il subit les lois du marché. "On est à 2€ le kilo sachant qu'on est tout juste au coût de production. Donc il faudrait que les prix soient un peu plus élevés mais vu les conditions de l'écoulement du marché qui sont difficiles," il sait qu'il n'est pas en position de force. 

"Les relations des producteurs avec la grande distribution, il n'y en a jamais eu." Claude Gauthier, président du syndicat de défense du chasselas de Moissac AOP

Une réunion de crise s'est tenue la semaine dernière à la préfecture du Tarn-et-Garonne pour essayer de trouver des solutions. Un médiateur commercial doit être désigné pour mieux coordonner les acheteurs et les producteurs.

"Il faudrait discuter avec les enseignes"

"Je pense que si les enseignes voulaient réellement acheter du chasselas de Moissac, elles le pourraient, s'exclame Claude Gauthier, président du syndicat de défense du chasselas de Moissac AOP. Ce n'est qu'une volonté. Moi je pense qu'il faudrait discuter avec elles."

Mais du côté des acheteurs, le constat est simple : le chasselas de Moissac n'est pas compétitif. Il est trop cher. Parmi les solutions envisagées pour réduire les coûts de production, il y a la modification du cahier des charges de l'AOP qui date de 1971. "Aujourd'hui, il existe des techniques culturales qui permettent de diminuer les frais de main d'oeuvre, explique Joël Boyer expéditeur de fruits à Moissac. Je crois que c'est important parce qu'à un moment donné on pourrait atteindre des coûts de production qui deviendraient trop prohibitifs par rapport à un marché qui ne pourrait l'accepter." 

Attirer de nouveaux producteurs

Et il va falloir trouver des solutions rapidement car l'appellation doit faire rêver. "La majorité des exploitants sont dans la moyenne d'âge âgée, s'inquiète Jérôme Alric. Si l'on ne va pas vers des prix plus rémunérateurs, on n'arrivera pas à installer des jeunes et à garder ce chasselas sur notre territoire." 

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