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Le CHU de Grenoble oblige certains internes grévistes à venir travailler

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Par , France Bleu Isère

Depuis le début de la semaine, les internes du centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble sont en grève. Ils protestent contre leurs conditions de formations et le manque de moyens de l’hôpital public. Mais, faute de soignant, l’hôpital oblige certains grévistes à venir travailler.

Depuis le début de la semaines, les internes de l’hôpital de Grenoble sont en grève
Depuis le début de la semaines, les internes de l’hôpital de Grenoble sont en grève © Radio France - Nina Valette

En début de semaine, près de 30% des internes en médecine du CHU de Grenoble étaient en grève pour protester contre le manque de moyens à l'hôpital public, le temps de travail qui explose et la formation qui se dégrade. Un mouvement perturbé par des "assignations" de la direction, qui obligent certains internes à rester en poste. Pour ces grévistes, l’hôpital grenoblois ne respecte par la loi.

Un procédure douteuse 

Grâce a leur statut d'étudiant, les internes ont le droit de grève. Parmi la centaine de grévistes ce vendredi, tous n'étaient pas dans les rues de Grenoble pour porter leurs revendications. Certains d'entre eux ont été "assignés" par le CHU de Grenoble faute de soignants. Une procédure qui garantie un service minimum dans le centre hospitalier. 

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Pour mettre en place ces assignations, l’hôpital doit respecter certaines règles. Il doit d'abord solliciter les médecins seniors volontaires, les non-volontaires ainsi que les internes non-grévistes. À partir de là seulement, ils peuvent imposer une garde à un interne. L'assignation doit alors être officielle et si possible délivrée en main propre. Mais pour ces grévistes, c'est loin d’être une règle respectée. 

"Ces assignations montrent que les internes, qui ne sont pas censés être indispensables à l’hôpital, sont indispensables", regrette Inès, interne en neurologie. Selon l'étudiante, certaines assignations ont été faites de façon "non-officielle, par un simple coup de téléphone". 

Une situation qui agace particulièrement les grévistes."C'est une situation qui nous énerve beaucoup. Il faut dire qu'on culpabilise beaucoup déjà de faire grève vis-à-vis des malades. Sauf qu'avec ces assignations douteuses, il devient difficile pour nous de nous organiser et de nous faire entendre", explique Florian, interne dans les services anesthésie et réanimation. Pour son collègue Geoffrey, "c'est révélateur d'un hôpital qui est malade". 

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