Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Le cimentier isérois Vicat veut lier béton et hydrogène pour s'engager dans la transition écologique

-
Par , , France Bleu Isère

La fabrication de béton est une pratique très énergivore. Le créateur du ciment moderne, l'Isérois Vicat, s'est donné l'objectif d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050. Pour cela, le groupe va utiliser de l'hydrogène pour notamment alimenter ses camions de transport de marchandises.

Le site des ciments Vicat, industriel historique de l’Isère et inventeurs du ciment moderne, 11 octobre 2020.
Le site des ciments Vicat, industriel historique de l’Isère et inventeurs du ciment moderne, 11 octobre 2020. © Radio France - Benjamin Bourgine

Le groupe Vicat, entreprise familiale fondée en 1817 par Louis Vicat, est aujourd'hui présent dans 12 pays, compte plus de 10 000 salariés et  représente 2,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Le cimentier isérois accélère son engagement dans la transition écologique avec l'utilisation d'hydrogène. Pour en parler, le Président-Directeur-Général de Vicat, Guy Sidos, était notre invité ce lundi matin sur France Bleu Isère.

Guy Sidos, PDG du cimentier isérois Vicat. Il était notre invité ce lundi matin sur France Bleu Isère.
Guy Sidos, PDG du cimentier isérois Vicat. Il était notre invité ce lundi matin sur France Bleu Isère. - Guillaume Atger

France Bleu Isère : Guy Sidos, vous étiez venu nous annoncer en juin dernier le rapatriement de votre siège social parisien à l'Isle d'Abeau. Aujourd'hui, vous vous lancez dans la transition écologique. C'est vrai que béton et écologie ça ne va pas forcément ensemble. C'est un enjeu d'image ?

Guy Sidos : On ne se lance pas aujourd'hui dans la transition écologique. Nous avons engagé, depuis plus de 25 ans déjà, des actions dans le domaine de l'économie circulaire qui nous ont permis d'aller sur une trajectoire d'élimination totale de l'usage de combustibles fossiles d'ici à 2025. C'est un engagement ancien de Vicat qui s'accélère actuellement avec la transition écologique qui est au cœur de notre politique industrielle.

Vous allez donc utiliser de l'hydrogène décarboné. Quel est le rapport entre ciment et hydrogène ?

Le processus industriel cimentier produit de la chaleur que nous récupérons pour améliorer l'efficacité d'un électrolyseur de nouvelle génération, inventé d'ailleurs par le CEA de Grenoble. À partir d'eau, l'électrolyseur, alimenté en électricité décarbonée, produit de l'hydrogène et de l'oxygène. Cet hydrogène est utilisé pour la mobilité ou la décarbonation de nos processus industriels. 

Tout cela est un peu complexe Guy Sidos. Mais par exemple, vous avez besoin d'acheminer le ciment que vous fabriquez. Vous allez commander des camions à hydrogène ?

Nous avons effectivement pré-commandé des camions à hydrogène à l'entreprise Nicolas, qui est l'alter ego de Tesla aux États-Unis. Nous allons aussi installer, d'ici à la fin de l'année, une station à hydrogène sur notre site de Saint-Égrève, aux portes de Grenoble.

Par rapport à l'image de Vicat, on sait que béton et écologie ne font pas bon ménage. Le béton porte parfois l'héritage d'une époque révolue. C'est important pour vous de montrer que tout cela est compatible ?

C'est tout à fait compatible. Vous savez, on ne reproche pas à un artiste-peintre la production de sa peinture. On ne va pas reprocher aux fabricants de matériaux l'usage qui en est fait. Souvent on parle de bétonisation sur des surfaces qui sont en fait recouvertes d'asphalte. La question est de contribuer à un déménagement correct des surfaces urbaines. Le matériau, en revanche, se décarbone. Il s'améliore pour satisfaire des besoins de construction mais aussi d'amélioration du cadre de vie, dont la biodiversité urbaine entre autre.

C'est en 1817 que Louis Vicat a inventé le ciment artificiel. Votre pas vers l'hydrogène décarboné c'est aussi une manière de poursuivre dans la voie de l'innovation, de la modernité ?

Oui tout à fait. Il y a un héritage très important. L'invention et le progrès technologique sont dans l'ADN de notre entreprise. C'est aussi l'histoire de la famille parce que nous sommes une entreprise familiale. Nous continuons à innover dans les ciments et bétons décarbonés. Nous avons lancé par exemple un béton de bois. L'économie et l'écologie sont parfaitement compatibles et nous le démontrons.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess