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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement a creusé les inégalités sociales et femmes-hommes, selon l'Insee

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Par , France Bleu

Les conditions de vies des foyers les plus modestes et des femmes se sont dégradées durant le confinement révèle l'Insee dans une étude publiée ce vendredi.

83% des femmes se sont occupées des enfants durant le confinement selon l'Insee (illustration).
83% des femmes se sont occupées des enfants durant le confinement selon l'Insee (illustration). © Maxppp - Sebastien JARRY

Après le Défenseur des droits, l'Insee alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales du confinement qui a exacerbé les inégalités. 20 % des personnes interrogées durant cette enquête, réalisée entre le 27 avril au 16 mai *, disent que la situation financière de leur ménage s’est dégradée. Mais "les conséquences négatives du confinement ont été plus fréquentes pour les personnes aux revenus modestes, qui ont aussi perçu cette période comme plus pénible, et pour les femmes", précise l'Insee. 

Les ouvriers et indépendants davantage pénalisés

Chômage technique ou partiel, arrêt de travail pour maladie ou garde d’enfant, non-renouvellement de contrat : parmi les personnes ayant un emploi, un tiers ont subi une restriction d'activité susceptible de diminuer leurs revenus. Mais les plus concernés par l’une au moins de ces restrictions sont les ouvriers (43 %) note l'Insee, devant les cadres et professions intermédiaires (34 %) ou les employés (32 %).

Si 34 % des travailleurs ont pu poursuivre leur activité depuis leur domicile, cela a surtout été possible pour les cadres et les professions intermédiaires (58%). 20% des employés et seulement 2% des ouvriers ont eu recours au télétravail.

De façon générale, les travailleurs les plus modestes ont été davantage pénalisés par la situation : 37 % des personnes dont le niveau de vie se situe parmi les 40 % les plus modestes ont été concernées par au moins une des restrictions, contre 27 % parmi les 20 % les plus aisées. En outre, les indépendants ont deux fois plus souvent rapporté une dégradation de leur revenu que les salariés (42% contre 22%).

Double journée pour les femmes

Le confinement a davantage pesé sur les familles monoparentales et les femmes. Selon l'Insee, ces dernières "ont, plus que les hommes, réduit leur activité professionnelle et consacré du temps à leurs enfants mais aussi cumulé quotidiennement plus de 4 heures de travail et plus de 4 heures avec leurs enfants." 83% des femmes se sont ainsi occupées des enfants contre 57% des hommes et les mères ont renoncé à travailler deux fois plus souvent que les pères. Celles qui ont poursuivi leur activité ont aussi davantage pris en charge les enfants, assurant une double journée "professionnelle et domestique".

L'Insee indique enfin que 35% des familles ont eu du mal à assurer le suivi scolaire de leurs enfants, notamment les familles monoparentales qui ont été plus souvent concernées par les restrictions d'activité liées à la garde d'enfant pendant le confinement (27% contre 16% du reste de la population).

* L'Insee a adapté le questionnaire utilisé pour l'enquête mensuelle de conjoncture auprès des ménages (Camme) et interrogé plus de 1.600 personnes de 15 ans ou plus.

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