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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le confinement d'un Franc-Comtois en Floride : "Ici, ce n'est pas entré dans les mentalités"

La France, l'Europe sont en plein confinement. Un Franc-Comtois le vit aussi, mais en Floride où il travaille depuis longtemps. Sauf que dans cet Etat américain, le faire respecter semble très compliqué. Pour France Bleu, ce restaurateur sochalien nous envoie une carte postale peu réjouissante.

Le confinement semble respecté sur cette plage de Fort Lauderdale, mais ce n'est pas le cas partout dans l'Etat de Floride
Le confinement semble respecté sur cette plage de Fort Lauderdale, mais ce n'est pas le cas partout dans l'Etat de Floride © Maxppp - Roger Edelman

Les USA se sont aussi mis au confinement, mais tardivement dans certains Etats comme la Floride où vit depuis de nombreuses années un nord Franc-Comtois. Pascal Beauté, sochalien d'origine, y est restaurateur pour une société de Cap Canaveral. Il vit sur la cote, en bord de mer et constate que le confinement décrété par le Gouvernement de Floride ne sera pas évident à faire respecter. 

Même si avec les dernières déclarations alarmistes de Donald Trump, cela pourrait faire changer les mentalités. En attendant, question de culture, le décalage avec ce que l'on vit en France est réel confie Pascal Beauté à France Bleu. Témoignage

France Bleu : Pascal Beauté, le confinement en Floride est-il globalement respecté ?

Pascal Beauté : "Moi, je suis chez moi, je ne bouge pas. Les Américains eux vivent ça différemment. Il y en a qui se sentent concernés, parce que la Floride est quand même un Etat où la population est assez âgée, au-dessus de 60 ans, mais il y en a aussi qui en ont rien à foutre (sic)"

France Bleu : Vous faîtes allusion notamment à ces images il y a encore quelques jours de plages bondées de jeunes faisant la fête ? 

Pascal Beauté : "Oui, c'était pendant le "Spring Break" (pause pendant les vacances de Pâques où des milliers d'étudiants américains font la fête dans des endroits ensoleillés comme la Floride), sur les plages, les jeunes se disaient "bon ben moi j'ai vingt ans, j'en ai rien à foutre (sic), ça ne me concerne pas. Vous savez, c'est très difficile ici aux USA de faire des règles comme en France, ici, c'est priorité à la liberté des gens. Il y a encore des gens qui sortent, des embouteillages sur Orlando".

"Ils se sentent plutôt "emmerdés" (sic) par ce confinement" 

France Bleu : En tant que Français, vous essayez de leur faire comprendre le danger de ne pas respecter le confinement, en prenant l'exemple de ce qui se passe chez nous ?

Pascal Beauté : "C'est dur. C'est pas vraiment entré dans les mentalités parce que même ici en Floride, c'est un Etat de 21 millions de personnes, mais avec seulement 7 mille cas de COVID-19 pour le moment. Ce n'est pas quelque chose qui les touche vraiment. Ils se sentent plutôt comme "emmerdés" (sic) en se demandant pourquoi on vient les déranger à faire leur vie".

France Bleu : Mais avec ce confinement qui entre en vigueur désormais, et surtout les déclarations alarmistes de Donald Trump, ça va faire changer d'avis l'ensemble des Floridiens ?

"Avec peut-être au final un million de morts, faut plus rigoler"

Pascal Beauté : "J'espère parce que j'ai quand même l'impression que les gens commencent à avoir peur avec ce qu'a dit Donald Trump, qu'il pourrait y avoir entre 100 mille et 250 mille morts du COVID-19 aux USA. Donc les gens sont en train de se dire "Oh merde (sic), excusez mon Français, mais faut peut-être plus rigoler. Et qu'apparemment, si on n'applique pas ces méthodes de confinement, ça pourrait monter jusqu'à un million de morts ! Donc là, je pense que les gens commencent à réaliser vraiment l'étendue de l'affaire, de cette épidémie".

Pascal Beauté maintient lui tous les jours le lien avec sa famille dans le nord Franche-Comté et notamment avec sa maman de 80 ans "qui sort une fois par jour pour sa petite promenade, et qui ensuite rentre chez elle et reste à la maison".

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