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Le conseil municipal de Belfort acte la disparition du COS des agents de la Ville, et de jours de congés

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Alors que se tenait ce vendredi le conseil municipal de Belfort, plus d'une centaine d'agents de la ville et de l'agglomération du Grand Belfort ont manifesté devant la mairie. Ils s'opposaient à la disparition de leur COS, équivalent du CE. Une décision qui a été entérinée malgré tout.

Plus d'une centaine de salariés se sont mobilisés
Plus d'une centaine de salariés se sont mobilisés © Radio France - Wassilla Guittoune

Au lendemain d'un conseil communautaire agité, où près de 200 agents de la ville de Belfort et de l'agglomération du Belfort avaient manifesté place d'Armes, le conseil municipal a lui aussi été l'objet d'une manifestation des employés de la commune et de l'agglomération. Plus d'une centaine de personnes se sont réunis devant le bâtiment où se réunissaient les élus, dans une ambiance familiale, et parfois tendue. Un élu a ainsi été bousculé. Le conseil municipal a ainsi acté la décision de faire disparaître le COS et un certain nombre de jours de congés.

Le conseil municipal de Belfort enterre une vingtaine de jours de congés, ainsi que le COS 

Au cœur du conflit qui oppose le maire de Belfort et les agents de la ville et de l'agglomération du Grand Belfort, la question de leurs acquis sociaux. L'agglomération du Grand Belfort a acté jeudi soir la suppression de 21 jours de congés par an aux agents, ainsi que le changement de Comité des Œuvres Sociales, l'équivalent du comité d'entreprise dans le privé. Sorties, loisirs, culture, sport : la structure permet de profiter d'activités à moindre prix. Le maire de Belfort, et président de l'agglomération Damien Meslot lui préfère un nouveau système : le CNAS, le comité National d'Action sociale, qui entrera en vigueur le 1er janvier.  Selon l'élu, le systeme coûtera moins cher, pour les mêmes prestations. Pour les syndicats, c'est une atteinte au pouvoir d'achat.

Une décision "cruelle" selon l'opposition 

Bastien Faudot, élu de l'opposition a dit regretter le choix de la municipalité : "J'ai une pensée particulière pour les personnels du CCAS. Essayez d'imaginer une journée sans nos territoriaux : qui garderait nos enfants dans les crèches, qui nettoierait nos rues, qui gérerait l'eau potable, qui ramasserait nos poubelles? Qui oserait soutenir qu'un agent qui assure ce genre de mission contre une rémunération de 1300, 1400, 1500 ou parfois 1800 euros par mois est un privilégié? C'est grâce à eux que le pays est resté debout pendant le confinement. Votre amnésie n'en est que plus que cruel, il n'en aura fallu que quelques semaines pour que l'on assiste à ce qui peut être perçu comme un revirement inouï. Vous prétextez le rapport de la chambre des compte pour saccager des conquêtes sociales précieuses pour chacun des agents"

La réponse du maire de Belfort

Damien Meslot, maire de Belfort "vous parlez de violence, mais où est la violence, si ce n'est jeudi soir, où 3 élus ont été molestés pour empêcher une assemblée de se tenir. Je laisserai la population juge, mais si vous vous étiez rendu dans les rues de Belfort, vous sauriez ce que pensent les gens. Vous me parlez d'une mobilisation fantastique, or ces derniers jours nous n'avons qu'entre 0,3% et 1% de grévistes" assure l'élu.

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