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Économie – Social

Le cri d'alarme de la CCI de la Manche : "On est au maximum"

jeudi 11 octobre 2018 à 9:01 Par Anthony Raimbault, France Bleu Cotentin

L'état va diviser par deux d'ici 2022 ces dotations aux Chambres de commerce et d'industrie. Invité ce jeudi sur France Bleu, Dominique Louzeau le président de la CCI pour la délégation Cherbourg Cotentin dénonce une diète qui sera douloureuse pour les entreprises.

Dominique Louzeau, président de la CCI délégation Cherbourg Cotentin s'inquiète des baisses de moyens dans les Chambres de commerce
Dominique Louzeau, président de la CCI délégation Cherbourg Cotentin s'inquiète des baisses de moyens dans les Chambres de commerce © Radio France - Anthony Raimbault

- Avec cette baisse des dotations de l’Etat, votre budget pour aider les entreprises va passer de 7 millions d’euros à 3 millions d’euros d’ici cinq ans. Quelles conséquences pour les entreprises que vous aidez ? 

En priorité, nous aidons les TPE, les PME et les commerçants qui veulent s’installer, qui veulent se développer ou qui rencontrent des périodes difficiles. Il est évident que notre action sera beaucoup plus concentrée dans le territoire. 

- Les entreprises en difficulté le seront encore plus demain et vous n’aurez plus les moyens de les aider ? 

On aura certainement moins d’énergie à dépenser pour les aider. 

"On est au maximum" 

- Les dotations de l’Etat pour les CCI ont déjà baissé de 40% ces huit dernières années. Quels ont été les impacts ? 

On a fusionné les trois Chambres de Commerce  de Cherbourg Cotentin, Centre et Sud manche, et Flers-Argentan. Des services ont été mutualisés, on a rationalisé nos équipements, notre immobilier, nos frais…

- Ce n’est pas possible de faire plus ? 

On est au maximum. C’est un cri d’alarme. On veut bien continuer à se transformer, mais on n’offrira pas le même service aux entreprises en voyant diviser par 3 en l’espace de dix ans les dotations pour l’aide aux entreprises. 

"La Manche sera plus touchée"

- Est-ce que les conséquences peuvent-être plus importantes dans un territoire rural comme la Manche ?

Bien sûr. Les Chambres de commerce ont des réserves immobilières et foncières très différentes entre métropoles et territoires ruraux. Bien évidemment, les départements de la Manche et l’Orne seront plus touchés que Rouen ou Le Havre par exemple. 

- Autre dossier que vous suivez de près, le Brexit. On entend l’inquiétude des acteurs normands. Est-ce que ce Brexit est une catastrophe annoncée pour le port de Cherbourg ? 

Si le Brexit est dur, dans six mois il sera mis en place des barrières douanières entre l’Union Européenne et l’Angleterre. Ça veut dire remettre en place du contrôle douanier, de la déclaration de marchandises, du contrôle vétérinaire etc. Il faut   investissements. 

- Et le port de Cherbourg n’est pas prêt à ce scénario 

Ni Cherbourg, ni Caen, ni Dieppe. On sollicite l’aide de l’Etat pour nous aider à nous adapter, reconfigurer notre espace portuaire et être prêt dans six mois.