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Le cri d'alarme des salariés du fabricant nordiste de meubles en kit : "il faut sauver le soldat Demeyere"

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Par , France Bleu Nord

Les 900 salariés du fabricant de meubles Demeyere sont inquiets. L'entreprise, qui produit des meubles en kit, attend que les banques débloquent un prêt garanti par l'Etat, le fameux PGE qui doit aider le monde économique à se relever de la crise du Covid-19. Sans cela, impossible de redémarrer.

Toutes les organisations syndicales ensemble pour porter la voix des salariés, en attente du déblocage de 30 millions d'euros de prêt garanti par l'Etat
Toutes les organisations syndicales ensemble pour porter la voix des salariés, en attente du déblocage de 30 millions d'euros de prêt garanti par l'Etat © Radio France - Cécile Bidault

C'est une entreprise familiale, qui se transmet de père en fils depuis 1909 : les meubles Demeyere ne veulent pas être les prochaines victimes de la crise liée au Covid-19. La société emploie 900 salariés, dont 800 dans le Nord, le siège et le principal site de production se situent à Pérenchies, entre Lille et Armentières.

Spécialiste du meuble en kit, Demeyere a un carnet de commandes rempli, ses clients s'appellent Conforama, Leroy Merlin, But. Mais l'entreprise a besoin de 30 millions d'euros pour redémarrer pleinement l'activité, payer les salaires et les fournisseurs.

On n'arrive pas à comprendre

La direction a donc sollicité un prêt garanti par l'Etat (PGE), auprès de quatre banques. Et la réponse se fait attendre. Sébastien Butez, délégué syndical central CGT, ne comprend pas : "tous les signaux sont au vert, en terme de chiffres d'affaire, de capitaux. On n'arrive pas à comprendre les exigences des banques. Or il n'y a que les banques qui, en dévérouillant la situation, peuvent sauver l'entreprise".

ECOUTEZ : Sébastien Butez, délégué syndical central CGT chez Demeyere

"Made in France"

Après un plan social et 50 suppressions de postes en 2018, le fabricant de meubles était reparti sur de bons rails, mais avec le confinement, tout s'est arrêté. Aujourd'hui, la production reprend au compte-goutte, mais Demeyere ne peut pas réussir son redémarrage sans ce prêt. "On veut tous sauver le soldat Demeyere", lance Bernard Vereecke, représentant de la CFE CGC, "il faut qu'on puisse sortir la tête de l'eau, reprendre la production. Notre carnet de commandes est plein, et on ne peut pas livrer les clients. Nous, on fait du 'made in France'. Si Demeyere ferme, ce sera fabriqué à l'étranger".

Mobilisation

La plupart des salariés sont actuellement au chômage partiel, et perdent patience. Les syndicats envisagent de se mobiliser si le prêt n'est pas accordé d'ici à la semaine prochaine. Mais selon nos informations, la situation serait en passe de se débloquer.

ECOUTEZ : les syndicats de Demeyere s'inquiètent et s'impatientent

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