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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Le Défenseur des droits demande la "suspension" de l'usage des lanceurs de balles de défense

jeudi 17 janvier 2019 à 15:18 - Mis à jour le jeudi 17 janvier 2019 à 21:44 Par Viviane Le Guen, France Bleu

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a demandé jeudi la "suspension" de l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) utilisés par les forces de l'ordre lors des manifestations des gilets jaunes et accusés d'être à l'origine de graves blessures.

Les forces de l'ordre armées de lanceurs de balles de défense le 15 décembre 2018 à Paris
Les forces de l'ordre armées de lanceurs de balles de défense le 15 décembre 2018 à Paris © Maxppp - Alexis Sciard

Il s'agit de "prévenir plutôt que soigner". En marge de la présentation à la presse d'un rapport sur la dématérialisation des services publics, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a demandé jeudi la "suspension" de l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) utilisés par les forces de l'ordre lors des récentes manifestations manifestations de gilets jaunes.

L’utilisation de ces armes dites de "force intermédiaire" est très critiquée après que de nombreux manifestants ont été blessés, parfois grièvement, depuis le début du mouvement le 17 novembre. Ils sont au moins 40 selon franceinfo dont neuf mineurs. 12 personnes ont été éborgnées d'après le site d’information qui a recensé uniquement les blessures graves et avérées attribuées aux lanceurs de balles. 

Des armes qui font courir des "risques disproportionnés"

Dans un rapport remis en janvier 2018, Jacques Toubon avait déjà préconisé l'interdiction de l'usage des LBD, mettant en évidence à l'époque les "risques disproportionnés" qu'ils font courir.

Selon une source policière, sur la seule journée d'action du 12 janvier, au moins cinq manifestants ont été grièvement blessés "vraisemblablement" par des tirs de LBD rapporte l'AFP. Le collectif militant "Désarmons-les" et le journaliste indépendant David Dufresne ont ainsi recensé près d'une centaine de blessés graves, en grande majorité par des tirs de LBD, dont une quinzaine qui ont perdu un œil. Cette semaine encore, la mère d'un adolescent blessé à la joue et à la mâchoire à Strasbourg a déposé plainte.

Interrogé à ce sujet lundi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a affiché son soutien aux forces de l'ordre : "Je n'ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant".

Face à la polémique, le patron de la police, Eric Morvan, a rappelé aux troupes mardi que l'utilisation du LBD devait être proportionnée et les tirs "viser exclusivement le torse ainsi que les membres supérieurs ou inférieurs".

La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait rejeté le 18 décembre une requête urgente de manifestants touchés par des tirs de LBD qui lui demandaient d'en interdire l'utilisation en France. Elle avait expliqué ne "faire droit" aux "demandes de mesures provisoires qu'à titre exceptionnel, lorsque les requérants seraient exposés - en l'absence de telles mesures - à un risque réel de dommages irréparables".

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