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Le député François Ruffin soutient les grévistes de Sanofi Pasteur à Val-de-Reuil

L'intersyndicale de Sanofi appelait à la grève ce mardi 19 janvier sur tous les sites du groupe pharmaceutique français pour dénoncer les suppressions de postes annoncées. A Val-de-Reuil, les grévistes ont reçu la visite du député La France Insoumise François Ruffin.

François Ruffin, député La France Insoumise, est venu rencontrer les grévistes du site Sanofi Pasteur de Val-de-Reuil.
François Ruffin, député La France Insoumise, est venu rencontrer les grévistes du site Sanofi Pasteur de Val-de-Reuil. © Radio France - Christine Wurtz

Ils sont environ 200 grévistes rassemblés devant les grilles de l'usine Sanofi-Pasteur de Val-de-Reuil, dans l'Eure, ce mardi 19 janvier. Ils réclament une augmentation générale des salaires et l'embauche des précaires sur le site qui fabrique le vaccin contre la grippe saisonnière. Mais à l'échelle du groupe, c'est la suppression de 400 postes dans la recherche et développement qui provoque la colère, alors que Sanofi Pasteur est en retard dans la conception d'un vaccin contre le Covid-19

C'est la casse d'un outil industriel mais c'est aussi la casse d'un outil sanitaire" - François Ruffin

Le député "La France Insoumise" François Ruffin est venu soutenir les grévistes ce mardi. Son carnet de notes à la main, il écoute les doléances. Il connait déjà bien le sujet, "ça fait dix ans que je suis le dossier", explique le député qui fustige la stratégie du groupe pharmaceutique français. "On est passé de 11 centres de recherches en France à 4 en dix ans et sans doute à 3 à la fin de l'année si on laisse fermer le centre de Strasbourg, donc là c'est la casse d'un outil industriel mais c'est aussi la casse d'un outil sanitaire" poursuit François Ruffin. 

Le site de Val-de-Reuil ne fabriquera pas le futur vaccin contre le Covid-19, mais il le stockera et le distribuera quand il sera au point confie Dimitri, un salarié gréviste. Mais ça traine. "On pense qu'il y a eu une erreur de souche", croit savoir Karine, une opératrice qui travaille sur le site depuis 20 ans. "Nous ils nous disent que le vaccin ne sera pas sorti avant fin 2021, voire 2022. Franchement, pour Pasteur c'est honteux"

400 suppressions de postes face à 4 milliards pour les actionnaires

Localement, les grévistes réclament le retour à une augmentation générale collective, et pas "à la tête du client" explique Vincent, délégué CGT. Ils réclament aussi une reconnaissance des efforts fournis cet hiver dans la production du vaccin contre la grippe saisonnière. "On a fait 20% de plus de production malgré le Covid, donc j'estime que tout le monde a joué le jeu donc le minimum c'est un retour à la collective", plaide Vincent.

L'intersyndicale dénonce la stratégie du groupe qui a empoché un milliard et demi d'euros de crédits d'impôts en 10 ans pour la recherche, annonce 400 suppressions de postes dans cette branche, et redistribue près de 4 milliards d'euros à ses actionnaires en 2020. "Avec la complicité de l’État", dénonce François Ruffin. "Regardez comment ils sont des carpettes devant les multinationales. Regardez comment devant Sanofi et compagnie, ils ne pourraient rien faire, mais c'est pas vrai ! Ils peuvent faire énormément. S'ils veulent que demain on ait le vaccin, ils le peuvent, ça s'appelle la licence d'office. S'ils veulent que Sanofi produise ça et sans faire de bénéfices, ils le peuvent ça s'appelle la réquisition", s'emporte le député du Nord. 

Sanofi avait annoncé l'an dernier la suppression de 1.700 emplois en Europe, dont un millier en France.

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