Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Économie – Social

Le désarroi d'un viticulteur des Graves après avoir retrouvé une partie de ses vignes vandalisée

vendredi 13 novembre 2015 à 12:46 Par Aurélie Bambuck, France Bleu Gironde

Loïc Pasquet produit un vin hors norme. Le liber Pater. Une bouteille se vend à 3.000 euros. Mais sa production risque d'être affectée par un acte de vandalisme dont il a été victime. 500 ceps ont été arrachés. Le vigneron a porté plainte.

Vigne (illustration)
Vigne (illustration) © Radio France

Le choc pour Loïc Pasquet, lorsqu'il a découvert au milieu de la semaine qu'une partie de ses vignes à Landiras , avait été vandalisée. Selon le premier comptage, 500 ceps ont été arrachés, et les dégâts pourraient être plus importants sur les 2,5 hectares de la parcelle. Il n'arrive pas à comprendre les raisons de cet acte. Une enquête est ouverte menée par la gendarmerie de Cadillac.

C'est la stupeur, c'est un choc, c'est beaucoup de travail pour en arriver là. Il y a une vraie volonté de nuire. Je n'ai pas de piste, le fait est qu'aujourd'hui j'ai des pieds de vigne qui sont par terre.

— Loïc Pasquet , producteur du Liber Pater

Un vigneron aux méthodes de travail hors norme

Le vignoble de Loïc Pasquet est pilote. Son objectif est de retrouver le goût du vin d'avant la crise du phylloxéra qui a commencé a attaqué les vignes françaises au XIXe siècle. Pour cela il a réintroduit la traction animale, il y a 10 ans, il vinifie intégralement en barrique, il replante des vieux cépages.

L'idée c'est de retrouver le goût du vin pré-phylloxérique. Aujourd'hui c'est un goût qui a complètement disparu que nous on estime appartenir au patrimoine de l'humanité.

Le résultat, c'est que le liber pater est considéré comme un produit de luxe qui se vend à 3.000 euros la bouteille

On est précurseur sur pas mal de choses, on essaye peut-être de nous faire payer cela, mais il faudra plus pour qu'on se décourage. On va déjà essayer de voir si ça repousse au printemps, si ça repousse pas, on replantera.