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Économie – Social

Désengagement de General Electric : les élus et syndicats francs-comtois sont en colère mais pas surpris

jeudi 14 juin 2018 à 17:58 Par Isabelle Rolland, Caroline Felix et Hervé Blanchard, France Bleu Belfort-Montbéliard

Beaucoup de réactions dans le nord Franche-Comté, après l'annonce de General Electric ce jeudi. Le groupe américain ne tiendra pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin 2018. "Ce n'est pas une surprise" pour nombre d'élus et de syndicalistes qui ne sont pas résignés.

Le désengagement de G.E inquiète les syndicats de Belfort et les élus du nord Franche-Comté
Le désengagement de G.E inquiète les syndicats de Belfort et les élus du nord Franche-Comté © Maxppp - Lionel Vadam

Belfort, France

Le groupe américain General Electric a annoncé ce jeudi matin qu'il ne tiendrait pas son engagement de créer 1.000 emplois en France d'ici la fin de 2018.  C'était pourtant une promesse faite lors du rachat de la branche énergie Alstom, il y a 4 ans. 

Les syndicats ne sont pas surpris

L'annonce a été très mal accueilli par les syndicats. "Ce n'est pas une surprise" pour Hélène Gonon, délégué CFE/CGC chez G.E à Belfort.  " Bruno Le Maire vient juste de reculer devant G.E. Nous l'attendons à Belfort,  qu'il vienne nous expliquer pourquoi il y a quelques mois, il martelait que tout allait bien. Non ça ne se passe pas bien. On lui avait dit ! " 

Francis Fontana, délégué Sud, chez G.E Belfort est aussi en colère. "On savait très bien que cet objectif ne serait pas atteint, on l'a dit depuis longtemps. On se rend compte malheureusement qu'on avait raison avant l'heure ! On n'est pas écouté. Les politiques sont dans des effets d'annonce uniquement. C'est la 1ère étape, la suite des mauvaises nouvelles risque d'arriver plus vite que prévu."

Nous ne lâcherons rien !"

Les élus les Républicains du Territoire de Belfort sont vent debout. Ian Boucard - député - Cédric Perrin - sénateur - Florian Bouquet - président du conseil départemental - Damien Meslot - maire de Belfort - regrettent "la décision de GE de ne pas respecter les engagements pris." Ils en appellent au Président de la République et au Gouvernement pour savoir quelles actions ils entendent mener pour faire respecter la parole donnée. 

Denis Sommer, député la République en Marche du Doubs, a fait partie de la commission d'enquête parlementaire sur la politique industrielle de la France. Il estime qu'il faut continuer à discuter avec GE, qui a encore sa place en France. 

Pour Christophe Grudler, conseiller départemental Modem Territoire de Belfort, "c'est révoltant mais hélas attendu". "Je souhaite que l’Etat demande à General Electric de sanctuariser l’emploi sur ses sites français, tout en lui accordant par ailleurs un délai supplémentaire pour respecter son engagement de 1000 emplois créés. Les « amendes » envisagées seraient contre-productives : elles permettraient à l’entreprise de monnayer à faible coût son désengagement."