Économie – Social

Le feuilleton d'Alstom fait réagir les entreprises dans la Loire et la Haute-Loire

France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 28 avril 2014 à 20:30

Les sous-traitants ligériens d'Alstom sont inquiets
Les sous-traitants ligériens d'Alstom sont inquiets © Radio France - Sandrine Morin

Depuis plusieurs jours, la France est suspendue au feuilleton du groupe industriel Alstom. On devrait savoir ce mercredi quelle offre de rachat sera privilégiée par le groupe. L'allemand Siemens et l'américain General Electric sont au coude à coude.

C'est le feuilleton qui anime le monde économique depuis plusieurs jours : le rachat éventuel de la branche énergie du groupe Alstom . La semaine dernière, l'américain General Electric a fait une offre pour racheter cette branche du groupe, qui travaille également dans le transport ferroviaire. Et dès le lendemain, l'allemand Siemens a déposé une contre-offre.

"L'État a forcément son mot à dire "

Depuis, le gouvernement s'est saisi du dossier : les patrons de General Electric et de Siemens ont été reçus lundi soir par François Hollande, à l'Elysée. Le Président de la République l'a dit, "l'Etat a forcément son mot à dire " sur le dossier Alstom. Tout le monde n'a qu'une peur, que le groupe Alstom parte à l'étranger (entrainant des suppressions d'emplois), mais aussi que cela compromette l'indépendance énergétique de la France.

Les sous-traitants inquiets

Ici, dans la Loire et la Haute-Loire, il n'y a pas de site Altsom à proprement parler, mais par contre, quelques-unes de nos entreprises travaillent de près ou de loin pour Alstom. Alors forcément, le projet de rachat fait réagir. La société André Laurent, par exemple, qui emploie près de 120 personnes à la Ricamarie. La société travaille depuis quinze ans avec le groupe, dans les deux branches, énergie et ferroviaire . Ce qui représente 6 à 7% de son chiffre d'affaires chaque année. Mais pour Philippe Thivisol, l'un des commerciaux de la société André Laurent, il n'y a vraiment pas de quoi s'inquiéter.

Alstom PIF

Par contre, dans l'entreprise Michalon, à Bas-en-Basset, on est beaucoup moins sereins. Cette PME de neuf salariés est tout au bout de la chaîne : c'est en fait le sous-traitant de l'un des sous-traitants d'Alstom. Et le groupe leur permet de faire 5 à 6% de leur chiffre d'affaires chaque année. Si demain, ce marché échappe à l'entreprise, la situation devrait très compliquée. Gisèle Michalon, la patronne, est furieuse.

Alstom PAF

La direction du groupe s'est donc donnée jusqu'à mercredi matin pour se prononcer en faveur de l'une des deux propositions de rachat de sa branche énergie.

Alstom Siemens - Aucun(e)
Alstom Siemens