Économie – Social

Le feuilleton du hangar de l'aéroport de Châteauroux continue

Par Gaëlle Fontenit, France Bleu Berry mercredi 30 novembre 2016 à 6:00

Les élus et le directeur de l'aéroport posent à l'emplacement du fameux hangar annoncé depuis 2012...
Les élus et le directeur de l'aéroport posent à l'emplacement du fameux hangar annoncé depuis 2012... © Radio France - Gaëlle Fontenit

De nouveau, la presse a été invitée à l'aéroport de Châteauroux pour faire le point sur le dossier du hangar. De nouveau, un calendrier a été avancé.

L'expression est souvent employée, parfois galvaudée. Cette fois, c'est indiscutable. Le dossier du hangar de l'aéroport de Châteauroux est ce qu'on appelle... un serpent de mer. Jugez sur pièce : annoncé depuis 2012, le site que l'on prévoit gigantesque - 10.000 m2 de surface, capable d'accueillir un Airbus A380 - est toujours, à l'heure où nous écrivons ces lignes, un vaste champ. Certes, la terre a été un peu tassée par les engins de chantier, venus préparer une future voie d'accès. Mais pas l'ombre d'un plot, pas un panneau de chantier, pas même un ruban en plastique barrant l'accès...

Pourtant, les choses avancent assure t-on en coulisses. D'où la conférence de presse organisée ce mardi matin à l'aéroport de Châteauroux. "La Région a repris la main sur le dossier**,** annonce François Bonneau, président de la Région Centre-Val-de-Loire. Nous voulons que ça aboutisse!"

Un nouveau calendrier présenté

Dans les faits, rien de très nouveau si ce n'est que la SCI en charge du dossier a été dissoute. "Dans la société d'économie mixte, la SCI pesait 27% donc on a racheté 27 % des études (NDLR qui avaient été réalisées en vue du chantier), détaille Dominique Roullet, le président de l'aéroport. Ça représente 270.000 euros. Ça veut dire que nous mettons ces études à disposition des entreprises, qu'elle les utilise ou pas. Mais le travail qui a été fait n'est plus à faire et ne sera pas à payer".

L'aspect administratif réglé, reste la question concrète des travaux. François Bonneau s'engage sur un nouveau calendrier : "Je n'étais pas responsable du calendrier précédent, c'était une initiative privée qui n'a pas aboutie. Aujourd'hui, le calendrier que j'annonce, c'est deux ans et demi. Nous allons choisir le maître d'oeuvre. Puis il y aura le choix des entreprises, puis la réalisation. Tout cela en trente mois." Cela nous amènerait donc à une livraison au premier semestre 2019, soit un an avant le début de la campagne des élections régionales.

Un projet inchangé

Le projet, lui, n'a pas évolué. Il s'agit toujours de bâtir un hangar de 10.000 m2 sur 30 mètres de haut. Il sera livré à blanc, à charge ensuite du futur occupant des lieux de faire connaitre ses besoins pour adapter le site en vue de son exploitation. Quant à en savoir plus sur les négociations, Mark Bottemine, le directeur de l'aéroport se montre ferme : " Des discussions sont en cours. Je ne peux pas en dire plus". Nous n'en saurons pas davantage sur le nombre d'emplois que ce site permettrait d'envisager. Il y a un an, on parlait de 130 à 140 emplois. Cette fois, il faudra se contenter de la réponse de Dominique Roullet : il faut s'attendre à "un nombre d'emploi significatif".

Autre point d'interrogation : le statut du futur occupant du site. Il pourrait être locataire ou bien se porter acquéreur. "Dans ce cas, la Région réinvestirait dans la construction d'un nouveau hangar" annonce François Bonneau. Le serpent -de mer - qui se mord la queue ?

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