Économie – Social

Le gouvernement va financer une campagne de promotion des fruits français

Par Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon mardi 15 juillet 2014 à 17:29

Prunes, quetsches, mirabelles...
Prunes, quetsches, mirabelles... © Fotolia.com

Le gouvernement va financer une campagne de 200.000 euros pour promouvoir la production française de fruits, dont les cours s'érodent avec l'afflux simultané des productions françaises et de celles d'autres pays d'Europe, a annoncé mardi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.

Interpellé à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a évoqué une situation "difficile " liée au fait que toutes les productions de fruits d'Espagne et de France arrivent sur le marché en même temps et que le climat de ce début juillet s'avère "peu propice à la consommation de fruits ". "Nous aurons une campagne de promotion financée par l'État à hauteur de 200.000 euros pour passer ce moment difficile. Il faut s'organiser et gérer la période et promouvoir la production française ", a-t-il ajouté.

Stéphane Le Foll a aussi confirmé devant les députés la tenue d'une réunion avec la grande distribution jeudi au ministère de l'Économie. Les ministres de l'Économie, de l'Agriculture et la secrétaire d'État à la Consommation vont recevoir la grande distribution, les industriels de l'agroalimentaire et les producteurs pour tenter d'établir "des relations commerciales plus équitables ". "Mais cette question doit aussi se traiter à l'échelle européenne ", a insisté le ministre, citant une réunion qui s'est tenue sur ce sujet avec l'Espagne et l'Italie et le dépôt mercredi "d'une question sur les prix " au Conseil de gestion de la Commission européenne".

Des prix français en baisse de 6%

Pour le député PS des Pyrénées-Orientales Robert Olive, dont le département est le premier producteur de pêches de France, les grandes enseignes "n'ont pas encore mis en place la référence "Origine France" et "le manque d'affichage clair pour le consommateur " conduit à "des stocks excessifs, à des revenus à la baisse " pour les producteurs.

Pour les pêches et nectarines, les prix ont baissé de 6% en juin par rapport au prix moyen des cinq dernières années , selon Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture, qui explique cette érosion par "un afflux de production venant de toutes les régions ". Même chose pour les abricots : les prix étaient déjà en baisse de 3% le mois dernier par rapport à la moyenne de la période 2009-2013, pour une récolte attendue en hausse de plus de 30%.