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Le "Grenelle de l'Education" : "Il faut des actes", dit le secrétaire d'UNSA éducation 31

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Par , France Bleu Occitanie

Le gouvernement lance un « Grenelle de l’éducation » pour mettre davantage les professeurs au centre de la société. Dans la matinale de France Bleu Occitanie ce vendredi, Antoine Loguillard, secrétaire d'UNSA éducation 31 a réagi à cette annonce.

Hommage à l'enseignant Samuel Paty.
Hommage à l'enseignant Samuel Paty. © Maxppp - Michael Bunel / Le Pictorium

La France et particulièrement le monde enseignant sont toujours sous le choc, une semaine après la décapitation de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer lance un "Grenelle de l'Education", des réunions déjà prévues depuis longtemps pour une meilleure reconnaissance de la profession. Réactions au micro de France Bleu d'Antoine Loguillard, secrétaire régional du syndicat UNSA éducation. 

La concertation du "Grenelle de l'Education", censée durer trois mois, répond-elle aux attentes des enseignants aujourd'hui ? 

Ce Grenelle fait suite à une première loi de l'école de la confiance il y a trois ans, mais qu'on a déjà oubliée. Ce ne sont pas des mots qu'on attend, mais des actes. Les intentions sont déjà entendues, la concrétisation est elle vraiment attendue. Les enseignants veulent être mieux considérés, mieux accompagnés  et mieux protégés par l'institution. 

"Les intentions sont déjà entendues, la concrétisation est elle vraiment attendue."

Une semaine après l'assassinat de Samuel Paty, dans quel état d'esprit sont les enseignants? 

Beaucoup d'effroi, de colère, de voir ce qui est arrivé à l'un des nôtres.  Notre collègue n'a pas eu l'accompagnement et la protection suffisants. Mais il y a aussi beaucoup de fierté de transmettre les valeurs de la République. Si nous avions peur et si nous renoncions à notre mission première, alors les terroristes auraient vaincu. Les enseignants tiennent bon.

Pensez-vous que cela a créé un électrochoc chez les Français ?

J'espère qu'au-delà des enseignants, qui nécessairement penseront à Samuel Paty à chaque fois qu'ils projetteront une caricature, la société comprendra qu'on a besoin de son soutien pour pouvoir continuer notre mission. 

À Muret, près de Toulouse, une lycéenne de 16 ans est mise en examen après avoir insulté une professeur d'histoire-géo après un débat sur le port du voile. Faut-il parler de cas isolés ?

Cela reste marginal, mais on sent bien que le phénomène est en nette augmentation. 900 cas similaires ont été signalés par le biais de l'application dédiée du ministère. C'est peut-être peu par rapport aux 900.000 enseignants, mais cela reste beaucoup trop. Ce que je constate c'est que les élèves concernés par ces histoires s'en prennent au nom d'une idéologie venue du milieu familial ou des réseaux sociaux. 

Antoine Loguillard, secrétaire régional du syndicat UNSA-Education, invité de la matinale.

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