Économie – Social

Le groupe alsacien Velcorex veut entrer en bourse

Par Magali Fichter et Patrick Genthon, France Bleu Alsace et France Bleu jeudi 14 septembre 2017 à 6:00

L'usine Velcorex de Saint-Amarin
L'usine Velcorex de Saint-Amarin © Maxppp -

Le groupe textile haut-rhinois Velcorex, quatre sociétés et 130 salariés, souhaite faire son entrée en bourse au mois de novembre. Le but ? Lever des fonds pour pouvoir s'étendre. Velcorex espère 5 à 7 millions d'euros.

Velcorex voit grand : la filière haut-rhinoise, sauvée de la déconfiture mais encore convalescente, veut désormais entrer en bourse, afin de se donner les moyens de s'agrandir.

"Velcorex matières françaises", ce sont en fait quatre entreprises, qui emploient en tout 130 personnes. La filière textile haut-rhinoise de Pierre Schmitt, c'est la marque Emmanuel Lang, dont la production a repris à Hirsingue après que les salariés ont empêché les machines de tissage de partir en Asie. C'est aussi Velcorex, spécialiste du velours né en 1828 à Saint-Amarin, le tissage des chaumes à Sainte-Marie-aux-Mines, ou encore Philea.

Il y avait une place à prendre, nous l'avons prise - Pierre Schmitt

Pierre Schmitt, dirigeant de Velcorex, veut reconquérir des marchés autour de ces fleurons, en évitant les intermédiaires : "Notre objectif, c'est de rendre une qualité locale accessible aux marchés. Et ça, on ne le rencontre pas aujourd'hui. Il y avait une place à prendre, nous l'avons prise".

L'industriel aimerait créer sa propre ligne de vêtements, en mettant l'accent sur la production locale et en innovant avec de nouvelles matières : "Il y a dix ans, on mangeait n'importe quoi, aujourd'hui on fait attention à la provenance. Avec les vêtements, c'est pareil ! On n'a pas envie de porter un habit teint je ne sais où avec des colorants toxiques."

Il y a dix ans, on mangeait n'importe quoi, aujourd'hui on fait attention à la provenance. Avec les vêtements, c'est pareil ! - Pierre Schmitt

"Acheter local, ça emmène un confort, une sécurité, et c'est un achat qui a du sens, poursuit Pierre Schmitt. Avec, en plus, des prix accessibles, puisqu'il n'y a plus d'intermédiaires. On va directement de la plante, puisqu'on parle de l'ortie, par exemple au consommateur, au prix juste et en respectant l'environnement".

L'introduction en bourse est prévue pour le mois de novembre.