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Le groupe Lemoine veut produire 30 millions de masques chirurgicaux dans l'Orne d'ici la fin d'année

Athis-Val-de-Rouvre

C'est la première ligne de production de masques chirurgicaux en Normandie : le groupe Lemoine a installé une machine sur son site près de Flers, dans l'Orne, qui permet d'en fabriquer jusqu'à 600.000 par jour. C'est deux fois plus que les autres machines françaises.

Fabriquer en Normandie jusqu'à 30 millions de masques chirurgicaux en quatre mois, d'ici la fin de l'année : c'est le pari du groupe Lemoine avec le lancement début septembre d'une nouvelle ligne de production sur son site près de Flers, dans l'Orne. Après s'être lancée dans la conception d'écouvillons pour les tests PCR, l'entreprise familiale veut désormais parier sur les masques 100% normands. 

600.000 masques fabriqués par jour

Si la ligne de production ne fonctionne pas encore à son rythme de croisière, de 600.000 masques produits par jour, elle tourne déjà sept jours sur sept pour fournir des industriels et des institutions. "C'est la machine qui a la plus grande vitesse au monde, elle peut tourner à 600 masques par minute", explique Jean-Yves Quesney, responsable projet. Commandée en Italie dès le mois de mai, faute de fabricant français, elle a pu entrer en fonctionnement depuis un mois et demi.

On compte produire 30 millions de masques chirurgicaux d'ici la fin de l'année.

"Ça représente 12.000 kilos de meltblown (la couche de tissu assurant la filtration du virus - ndlr) par mois, 1.200 kilomètres de barrettes nasales et _4.000 kilomètres d’élastiques par mois_", indique Jeanne Lemoine, directrice générale du groupe. 30 personnes ont été embauchées, notamment pour réaliser des contrôles qualité fréquents. "On vérifie notamment que les élastiques soient bien soudés, pour éviter qu'ils lâchent", précise Jean-Yves Quesney.

12.000 kilogrammes de meltblown, le tissu filtrant dont sont composés les masques, sont nécessaires chaque mois
12.000 kilogrammes de meltblown, le tissu filtrant dont sont composés les masques, sont nécessaires chaque mois © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Relocaliser la production

Un investissement d' 1,8 million d'euros pour le groupe Lemoine nécessaire face à la concurrence chinoise : "on doit avoir des machines automatisée car les coûts ne sont pas les mêmes en Europe, rappelle Jeanne Lemoine.Au printemps, la France n’était pas autosuffisante en masques produits sur le territoire national. Beaucoup d’initiatives ont été lancées depuis, mais pas suffisamment. C’est pourquoi nous nous sommes lancés, c’est un véritable défi".

3,2 millions de masques produits près de Flers ont déjà été vendus, essentiellement à des entreprises. Depuis ce mardi, ils sont également disponibles sur la plateforme "Protégez-vous Normand", qui regroupe les matériels de protection face au coronavirus produits par une quarantaine d'entreprises de la région. 

Une fois à son rythme de croisière, la ligne de production permettra de fabriquer 600.000 masques par jour
Une fois à son rythme de croisière, la ligne de production permettra de fabriquer 600.000 masques par jour © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

"Tout le monde peut commander, même les particuliers, explique Loïc Lefebvre, directeur développement du groupe Diffusion Plus qui gère la plateforme. Ils sont vendus par paquets de 25 ou 700 pour les entreprises". "Très clairement, _le produit attendu par l'ensemble des normands, c'était des masques chirurgicaux produits localement_, conclut Delphine Wahl, directrice de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Normandie. Ça nous permet d'être en autonomie".

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