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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le journal Paris-Normandie mis en liquidation annonce la direction

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure), France Bleu

Un conseil social et économique ce jeudi 16 avril a entériné la liquidation de la société éditrice du journal Paris-Normandie annonce la direction du quotidien normand dans un communiqué.

Les dernières unes du journal Paris-Normandie
Les dernières unes du journal Paris-Normandie © Radio France - Anne Bertrand

La direction du journal annonce dans un long communiqué ce jeudi 16 avril 2020 la mise en liquidation de Paris-Normandie après un conseil social et économique (CSE) qui s'est tenu dans la journée. Le quotidien avait d'abord expliqué qu'il pourrait surmonter la crise liée au coronavirus, avant de diffuser un appel au abonnements, comme un appel à l'aide, avant de finalement craquer. Le tout en un mois seulement. 

Mercredi 15 avril, un tribunal de commerce a acté la mise en liquidation de la RNP (Régie normande de publicité), la fin de la Snic (Société normande d'information et de communication) doit être actée à son tour le mardi 21 avril selon la direction. Ces deux sociétés forment le journal Paris-Normandie, qui sera donc liquidé dans les jours à venir. Les élus du Syndicat national des journalistes précisent que la Snic sera mise en cessation de paiement dès ce vendredi 17 avril. 

La mise en liquidation devrait être accompagnée d'une période de continuation. Le communiqué de la direction du journal ne précise pas combien de temps elle pourrait durer. Le journal Ouest-France évoquait ce jeudi une période de trois mois. Un délai confirmé dans le communiqué des représentants du personnel arrivé plus tard dans la soirée. Des pistes de reprise ont été évoquées par les responsables du journal lors du CSE selon le SNJ.

En attendant, cette situation est justifiée par la crise sanitaire du Covid-19 explique la direction : "Perte de 90% de nos recettes publicitaires, de 60% de nos annonces légales, de 20% de nos annonces carnets, le tout associé à une baisse de la diffusion de plus de 20%..." Le journal explique qu'à la fin mai, le manque à gagner se situera autour des deux millions d'euros. Tout cela associé à une dette d'environ sept millions d'euros. 

Plaqué au sol par la crise sanitaire

Le journal n'aura pas été sauvé par la mise en chômage partiel de la totalité des salariés de la RNP, et de 42% de la Snic "Toutes les aides pouvant être demandées l'ont été", précise la direction. "J’étais persuadé que le gouvernement allait mettre en place des dispositifs d’aide à la presse. Malheureusement, rien de ce qui pouvait nous aider n’a été fait", a regretté le propriétaire du journal (par ailleurs candidat aux municipales à Rouen), Jean-Louis Louvel lors du CSE, détaille le SNJ. Lors d'une audition ce jeudi devant la commission Culture du Sénat, le ministre de la Culture, Franck Riester a déclaré suivre le dossier de très près, "pour qu'on puisse donner des perspectives à Paris Normandie".

"Déjà fragilisé, Paris Normandie avec un genou à terre en train de se redresser, se trouve soudainement plaqué au sol par les conséquences de la crise sanitaire...", conclut le communiqué des responsables du journal, en remerciant les lecteurs du quotidien normand.

Les représentants du personnel "en ordre de bataille"

Dans leur communiqué, les élus du SNJ (syndicat national des journalistes) expliquent de leur côté  : "Afin d’aboutir à une issue la moins douloureuse possible pour les quelque 200 salariés de la Snic, les représentants du personnel se sont mis en ordre de bataille, en désignant notamment trois représentants (un par collège) qui seront amenés à s’exprimer devant le tribunal de commerce pendant cette procédure. Conseillés par une avocate et un expert-comptable, nous resterons vigilants sur les chiffres présentés, poserons les questions nécessaires sur les éventuels mouvements de fonds, sur les projets qui seront présentés…" Et de conclure : "Rapidement, les administrateurs judiciaires ouvriront une data-room dans laquelle les offres de reprise seront déposées. Jean-Louis Louvel (le propriétaire du journal, NDLR) veut que tout aille vite. La reprise pourrait être actée dès le début du mois de juin. _Il y a urgence !_"

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