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VIDÉO - Découvrez à quoi pourrait ressembler le futur site Amazon de Metz-Frescaty

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Par , , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Alors que l'ancienne base aérienne de Metz-Frescaty accueille en ce moment les travaux du futur centre de distribution d'Amazon, un site jumeau a vu le jour l'an dernier à Brétigny-sur-Orge (Essonne). Sa taille ? 152.000 mètres carrés pour des centaines de milliers de colis traités chaque jour.

Le bâtiment de Brétigny-sur-Orge a des airs d'aéroport.
Le bâtiment de Brétigny-sur-Orge a des airs d'aéroport. © Radio France - Arthur Blanc

Le rythme s'accélère à Metz-Frescaty. Après l'officialisation de l'arrivée du géant Amazon sur l'ancienne base aérienne l'été dernier, les chantiers ont désormais débuté. A la clef l'an prochain : un immense centre de distribution de 185.000 mètres carrés, 200 mètres de long et 19 hectares. Pendant ce temps, dans l'Essonne, un site jumeau a vu le jour le 5 août dernier et prend en charge des centaines de milliers de colis chaque jour. 

L'amour des bases aériennes

Les deux sites sont similaires jusqu'à leur emplacement. C'est en effet sur une ancienne base aérienne que le géant américain a décidé de poser ses valises. Le genre d'endroit vaste, parfait pour l'implantation de ce type de centre de distribution. A Brétigny-sur-Orge, 3.200 personnes sont employées dont 850 CDI, le tout dans un entrepôt de 152.000 mètres carrés répartis sur 3 niveaux

Une chaîne dans l'entrepôt.
Une chaîne dans l'entrepôt. © Radio France - Arthur Blanc

Sans être précis, le directeur général du site Stéphane Taillée, un ancien de PSA, parle de plusieurs centaines de milliers de colis réceptionnés, empaquetés et renvoyés quotidiennement.

Une robotisation du travail ?

Stéphane Taillée se montre conscient de l'image d'Amazon et des débats que l'entreprise suscite auprès de l'opinion publique, y compris de celle des futurs riverains de Frescaty. En première ligne, des craintes concernant les conditions de travail et une certaine robotisation de l'emploi. A Brétigny-sur-Orge, la quasi-majorité des robots sont employés sur une seule tâche : déplacer et ranger les stocks. Une mécanique surprenante de par l'autonomie de ces objets. 

Si lors des périodes chargées (été et fêtes de fin d'année), les effectifs peuvent monter à 3.600 salariés, il y a quelques centaines de robots à l'intérieur du site. "La robotisation nous permet de stocker à taille égale plus d'articles. Ça se conjugue très bien avec l'emploi", explique Stéphane Taillée. Les employés justement ne semblent globalement pas perturbés par ce système. "Quand on me voit avec mon badge, je suscite la surprise. Mais est-ce que j'ai l'air traumatisée ? Pas du tout", explique avec le sourire Aurélia, arrivée sur place il y a 5 mois.

On tourne autour de 240 colis par heure

Un avis qui n'est pas partagé par tout le monde à Brétigny-sur-Orge. Nathalie fait du "packing", c'est-à-dire, qu'elle remplit et referme les colis. A 47 ans, elle explique être assez fatiguée. "Pour le travail que l'on fait, la paye (elle gagne 1.300 euros nets par mois) n'est pas assez conséquente. Il y a un quota à faire, on tourne autour de 240 colis par heure", regrette-t-elle.

La chaîne de "packing" où les employés récupèrent les produits pour remplir les colis.
La chaîne de "packing" où les employés récupèrent les produits pour remplir les colis. © Radio France - Arthur Blanc

Impact environnemental ?

Si Amazon est tant pointé du doigt, c'est également pour son impact environnemental. Les anti-Amazon de Frescaty craignent une cadence de 600 camions tous les jours qui transiteront par le nouveau centre de distribution. Mais qu'en est-il à Brétigny-sur-Orge ? Selon Stéphane Taillée, le directeur général, le rythme quotidien ressemble plus à une centaine de poids-lourds. "Comme dans n'importe quel commerce, on a de la marchandise qui arrive", explique-t-il. Le directeur général met en avant le programme "climate pledge" lancé par l'entreprise avec plusieurs objectifs : d'ici 2040, émissions neutres en carbone et la fin du suremballage. 

Quid du voisinage ?

A Augny et Marly, plusieurs riverains s'inquiètent de voir apparaître un immense complexe du même genre. A Brétigny-sur-Orge, 6 mois après l'arrivée d'Amazon, le débat est toujours virulent. "Le fait que ce soit une grosse entreprise, c'est quelque chose de négatif, ça fait beaucoup d'allers et venues et ça change le paysage", confie Laurent, Brétignolais depuis de nombreuses années. "Ça crée des emplois, c'est pas mal, et puis il est loin de la ville, donc c'est bien", lui répond Alain, arrivé il y a 3 ans dans la commune.

Une infime partie du centre de distribution.
Une infime partie du centre de distribution. © Radio France - Arthur Blanc

A l'heure actuelle, il existe 6 centres de distribution dans toute la France. Le dernier en date devait ouvrir à Senlis (Oise) au mois de mai, événement repoussé à juillet à cause de la crise sanitaire. Le prochain sera celui de Frescaty. Tous gèrent des colis d'une quinzaine de kilos maximum. Seul le site d'Amiens prend en charge les pièces plus lourdes. 

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