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Économie – Social

Le magasin La Grande Récré de Granville va fermer fin octobre

mercredi 3 octobre 2018 à 19:46 Par Marc Bertrand, France Bleu Cotentin

Les difficultés du propriétaire de La Grande Récré au niveau national ont poussé les banques à la méfiance envers le magasin de Granville, tenu en franchise par une famille. A court de trésorerie, il n'a pas résisté.

Le magasin La Grande Récré de Granville - Capture d'écran
Le magasin La Grande Récré de Granville - Capture d'écran - Google maps

Granville, France

Pas de catalogue de Noël cette année au magasin La Grande Récré de Granville. La boutique du quartier du Prétot va fermer autour du 20 octobre, le temps d'écouler son stock de jouets à -30% à ses derniers clients. "Cela n'a rien à voir avec la mise en redressement judicaire de maison-mère La Grande Récré. En tout cas pas directement", explique le gérant Christophe Piquet. 

Il exploitait le magasin en franchise sous le nom La Grande Récré, "nous sommes donc une société franchisée totalement à part du groupe Ludendo, qui détient l'enseigne La Grande Récré", raconte Christophe Piquet. "Mais le problème, c'est que quand le marché du jouet a commencé à aller très mal, avec des difficultés pour La Grande Récré et pour son concurrent Toys'R'Us aux Etats-Unis, les banques ont commencé à se montrer frileuses".

Comme La Grande Récré allait mal et qu'ils étaient notre franchiseur, les banques ont n'ont plus voulu suivre au niveau des autorisations de découvert"

Trois salariés, dont sa femme et sa soeur

Ensuite, c'est un "cercle vicieux : on ne peut plus acheter de marchandises, donc les clients viennent moins, donc on peut en acheter encore moins", raconte le gérant. Jusqu'au placement en redressement puis la liquidation judiciaire, prononcée par le tribunal de commerce de Coutances mi-septembre. 

"Les torts sont partagés entre les banques, le franchiseur et le franchisé, c'est-à-dire moi", assure Christophe Piquet. "Mais je reste persuadé qu'il y a la place pour un magasin de jouet à Granville". Ils étaient quatre à faire tourner le magasin familial, rue des Armateurs : "Moi, une salariée, ma femme, et ma soeur, dont on a rompu le contrat au moment du placement en redressement judicaire pour tenter de sauver le magasin. Elles sont au chômage aujourd'hui"